Cohabitation ou compétition entre la faune sauvage et les éleveurs… Où en est on aujourd’hui?

Thème 2 (du 15/11 au 3/12)
Interface faune / bétail : Quel risque sanitaire aujourd'hui? Comment le gérer ?

Discussions: 1-10/11-20/21-30/31-40/41-46

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1- Contribution de M. Ouédraogo - 15/11/04

Bonjour,

Je profite du petit délai avant le lancement du second thème pour vous envoyer la contribution que M. Ouédraogo vient juste de me faire parvenir.

Cordialement,

Le modérateur, Vincent Castel

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Je voudrais tout d'abord adresser mes félicitations à l'ensemble des organisateurs pour cette initiative sur la faune sauvage africaine. Félicitation au docteur Castel pour l'intelligence et la sagesse avec lesquelles les débats sont conduits. Je prends le train en marche, je n'ai donc pas pu lire toutes les communications. Toutes mes excuses donc pour cette réaction tardive puisque certains thèmes sur lesquels je reviens ont été largement développés. Je voudrais quand prendre plaisir à ces échanges d'intérêt central pour l'ensemble des acteurs de la conservation. Dans ses messages du 30 octobre et du 3 novembre, le Dr Castel, modérateur, a rappeler l'importance de la pérennité des actions lorsque le soutien des programmes et projets disparaît et souhaité une attention particulière sur ce thème. Je pense que nous devons prendre un recul critique suffisant sur l'efficacité de nos actions avant de parler de leur pérennité. Si cette question n'est pas discutée, cela suppose que tous nos actions sont « des produits finis » bons pour être pérenniser. Ce qui ne me semble pas correspondre à la réalité.

A ce propos, Daniel Cornelis, dans le courrier du 29 octobre a judicieusement évoqué la re(appropriation) légale et coutumière des terroirs à gérer. J'appuierai successivement mes commentaires trois points : la pérennité de nos actions, la valeur économique de la biodiversité et enfin sur la recherche d'un équilibre entre perturbation anthropique et conservation évoqué par Marie - Noël de Visscher.

1. Une remise en cause de nos approches.

J'ai été interpellé par les propos de M. Djenontin Jonas (Parakou) dans le courrier du 3 novembre : «  Comment rendre durable nos interventions ou mieux comment vraiment éduquer les populations pour leur inculquer une autre façon de voir et de gérer les ressources de leur terroir  ».

Je pense que nous devons avoir un autre type de relation avec les populations parce que, pour ceux qui sont en relation directe avec le terrain. On ne saurait le nier, des résultats positifs tangibles existent ça et là dans nos actions. Toutefois, il faut reconnaître que les résultats restent ordinairement décevants, voire parfois négatifs dans certains domaines. Je suis d'accord que nous devons améliorer les méthodes et les moyens de communication avec les producteurs, mais nous devons cesser de poser le problème de communication en terme de concepteurs et d'exécutants. Je ne suis pas certain que si le paysan applique tout ce que nous lui disons de faire, il aura une garantie de sa sécurité alimentaire et socio-économique. Si nous voulons que la pérennité de nos actions, alors notre mission est de conduire un dialogue avec les producteurs, les aider à formuler et à résoudre leurs problèmes en tenant compte de leurs savoirs-faire. Il nous faut prendre assez de recul par rapport aux évidences scientifiques de sens commun. Il n'est un secret pour personne que les pratiques descendantes sont dépassées. Autant les paysans ont à apprendre de nous, autant nous avons beaucoup de choses à apprendre d'eux. Pourquoi voulez-vous que le paysan applique une technique sur laquelle il ne croit pas. C'est plutôt à nous de changer de démarches, d'approche, de nous remettre en cause dans certains domaines pour être mieux compris. La participation elle participation elle dont on parle tant devrait être revue parce qu'elle me semble creuse

2. L'économique, un pôle incontournable du système

Je suis tout à fait d'accord avec l'analyse du Professeur Toutain sur la nécessité de relativité la notion de valeur qui prend des formes différentes en fonction des cultures, des groupes socioprofessionnels voire des individus. La démonstration nous donne un éclairage décisif de la complexité des valeurs. Pour la problématique qui nous concerne, en limitant le champ d'analyse à l'Afrique intertropicale, des études anthropologiques approfondies fourniront des opinions dans un contexte environnemental et sosio-économique bien précis. Dans la mesure où l'opinion elle-même change et évolue en fonction des données du milieu, l'impact d'une telle étude pour le problème de conservation qui est posé ici me semble d'une portée limitée. Une approche thématique fournit de toute façon des résultats qui prennent rarement en compte la complexité de la structure et du fonctionnement des systèmes si complexes des sociétés africaines. Nous devons nous efforcer d'acquérir au préalable une connaissance approfondie de la société (sa structure, ses fonctions et sa culture) considéré comme une entité. Négliger un élément conduira à l'échec de tous les efforts.

Comme Daniel Cornelis l'a dit, une décision prise au niveau de l'OMC a une répercussion sur le petit paysan perdu au fond du Burkina Faso. Je pense que nous ne devons pas avoir peur de discuter sur les valeurs économique de la biodiversité. Le tout est de développer des stratégies appropriées en vue de mieux gérer le capital écologique dont on dispose. Si les financements sont courts et ne permettent pas d'atteindre des objectifs durables, si nos interventions ne sont pas toujours efficaces, la valeur économique du surplus de productivité des écosystèmes peut contribuer efficacement à conserver la matière première. Refuser de développer ce pôle, c'est admettre que la sous-perfusion au travers des projets de la conservation est la seule voie. Or, on sait qu'à la fin du projet, les aires protégées se vident en général de leur contenu, faune et flore réunies. Les exemples sont nombreux. Peut-on rester insensibles au cri lancer par des populations riveraines lorsqu'ils choisissent d'installer des agriculteurs dans des zones villageoises de chasse ? On a pas besoin de faire un diagnostic pour décoder ce message. Si nous restons en spectateurs devant les exigences économiques nous regretterons certains écosystèmes ou certaines espèces qui sont menacées. A moins que les bailleurs ne s'engagent de manière continue à financer les actions de conservation. Si nous voulons nous battre pour maintenir les écosystèmes en vie conservée entre deux financements, c'est bien sur le pôle économique qu'il faut jouer en le planifiant.

Un collègue a écrit : « justifier la conservation de la biodiversité et le développement avec une entrée polarisée sur « l'économique » est un concept occidental qui me paraît inopportun (…). Pour moi, le pôle économique constitue un moyen pour assurer la conservation. Bref ! Occidental ou pas, les concepts dépassent les frontières culturelles. Les interactions et les resserrements culturels dans les domaines économique et technologique entraînent des échanges continues des normes et des valeurs. Dans ce processus évolutif, la force résultante est bien l'économique qui s'impose malheureusement à tous, surtout aux plus faibles, ceux accoutumés depuis longtemps à suivre un mode de vie traditionnel. Devrions nous anticiper l'emprise économique en développant des initiatives, sachant bien que nous vivons dans un monde de planification. Sans que nos actions ne soient guidées uniquement par le lucratif ou l'économique, je pense plutôt que c'est en anticipant cette vision économique sur la conservation que nous pourrions mieux la contrôler et éviter que les écosystèmes dont nous sommes fiers de gérer et de conserver ne se déchirent peu à peu en petits moreaux.

3. Elevage, conservation : quel seuil de perturbation anthropique tolérable dans une perspective de conservation.

Dans le courrier du 2 novembre, Marie Noël de Visscher a axé son intervention très enrichissante sur la logique économique et la logique de conservation qui tirent en sens opposé. Je voudrais développer deux points :

Il est connu que les écosystèmes des savanes sont particulièrement fragiles. Les besoins des populations sont de plus en plus importants et le développement se fait presque toujours au dépens de la conservation. Et ce n'est pas demain que l'action conjuguée de la dette et des subventions agricoles vont cesser d'exister. Dans ce contexte très agressif à la conservation , nous devons mener des actions beaucoup plus affirmées vers une réelle appropriation de la gestion de ces zones par les partenaires locaux en considérant que l'économique n'explique pas tout. Il ne devrait pas prédéterminer toutes nos actions. Toutefois, il faut que nous le devancions sur le terrain. Si le terrain est vide, d'autres aspirations nous devancerons. Et là, nous serons pris dans le piège de l'économique.

Les débats sur la conservation, du moins ce que j'ai pu lire 'intensifient et se cristallisent autour des espaces et des écosystèmes. Quand est-il de la conservation des gènes animales concernant la faune en Afrique de l'Ouest. Je pense que c'est aussi un sujet important qui interpelle. Je m'arrête là et merci à tous de tolérer cette intervention tardive.

Bien cordialement,

M. Ouédraogo

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2- Contribution de Mamadou Lamine Dia - 16/11/2004

Chers collègues,

Cette deuxième intervention nous arrive tout droit du thème 1 de la
conférence et souligne le rôle de reservoir que joue parfois la faune
sauvage pour certaines zoonoses. Le constat de l'intéraction santé faune /
bétail / humain sera surement illustré de maintes manières au cours de
cette conférence et nous oblige à penser "approche globale" pour envisager
le controle de certaines maladies à l'interface.

Le modérateur,
Alexandre Caron

Dear Colleagues,

This second contribution comes from one from the theme 1 and highlights the
role of reservoir that wildlife can play for some zoonosis. It seems obvious
that to tackle these issues, a global approach is needed to control diseases
at the interface.

Le modérateur,
Alexandre Caron

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Bonjour,

Je partage le même point de vue que Papa Assane Diop au niveau des zoonoses.

En tant que vétérinaire parasitologue, je dirai que pour beaucoup d'affections parasitaires, le faune sauve constitue hélas un réservoir de parasite. Quel que soit l'effort qu'on peut faire pour traiter les animaux atteints, tant que le réservoir n'est pas assaini, la menace est toujours présente : les trypanosomoses animales, beaucoup de zoonoses en des exemples frappants. Certaines mouches tsé-tsé ont des préférences trophiques (repas sanguins) sur le faune sauvage qui supporte aisément leur infection trypanosomien.

Je me permets de vous faire partager une expérience en Mauritanie (je suis mauritanien, ancien chercheur au Centre National de Recherches vétérinaire à Nouakchott ) au niveau de l'hydatidose. On voulait dresser le cycle du parasite d'autant plus qu'avec le service de parasitologie de l'Hopital Minjoh à Besançon et avec des chirurgiens de l'hôpital national de Nouakchott, il s'est avéré qu'après séquençage de Echinoccus granulosus (responsable du kyste hydatique), la souche était la même chez l'homme et le dromadaire. Naturellement le cycle fait intervenir le chien. Notre surprise fut de taille quand nous avons autopsié des chacals. Ils étaient bourrés d'Ehinoccocus granulosus. Ces chacals fréquentant régulièrement les zones des abattoirs et aires d'abattage rendent donc difficile toute action de lutte contre l'hydatidose humaine.

La cohabitation entre fauve sauve et animaux domestiques, l'homme et son environnement mériterait donc réflexion.

Très cordialement à tous

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Mamadou Lamine DIA
Docteur vétérinaire (DVM)
Docteur d'Université (PhD, Parasitologie)
CIRDES, BP 454 Bobo Dioulasso
Burkina Faso
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3- Annonce de Jean-Charles Maillard - 16/11/2004

Voici une annonce pour la conference de de la Society for Tropical
Veterinary Medicine qui se tiendra a Hanoi, fin juin 2005.

Cordialement,

Le modérateur, Alexandre Caron

This a call for abstracts for the conference of the Society for Tropical
Veterinary Medicine in Hanoi in June 2005.

Regards,

Le modérateur, Alexandre Caron

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STVM 2005
Second Announcement and Call for Abstracts

Dear Colleagues,

On behalf of the Board and International Organizing Committee we invite you to attend the 8th Biennial Conference of the Society for Tropical Veterinary Medicine which will be held from June 26 through July 1, 2005 in Hanoi , Vietnam at the Melia Hanoi Hotel. This is the Second Announcement and Call for Abstracts.

The theme for the Conference will be "Impact of Emerging Zoonotic Diseases on Animal Health". The theme is timely and we are anticipating a full and exciting program. The format for the conference will be as in previous meetings with keynote addresses, specialty symposia, plenary and poster sessions as well as a full social program for delegates and accompanying persons. Abstract submission, Conference registration and hotel arrangements will be done through the website. Please follow the link http://www.stvmvietnam.org to the Conference website for complete details on Conference activities and the program.

Please note that the deadline for submission of abstracts will be January 31, 2005 . We encourage you to submit abstracts at your earliest convenience to assure that they are placed in the appropriate sessions. We also encourage you to take advantage of early registration rates available to all delegates. If you have further questions regarding the Conference or program please contact the Organizing Committee at the address below.

We look forward to seeing you in Vietnam in June 2005.

Edmour F. Blouin, President
Jean-Charles Maillard, President-elect and Local Chair
Truong Van Dung, Director-National Institute of Veterinary Research ( Hanoi )
STVM 2005 - Hanoi , Vietnam

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4- Contribution Steve Osofsky (fr/en) - 16/11/2004

The original text in english is following.

Bonjour a tous,

Pour cette première contribution, une presentation de l'Initiative AHEAD de la Wildlife Conservation Society dont les objectifs sont de développer et favoriser l'intégration des problématiques de santé animales dans les projets de conservation et de développement. Je vous suggère la lecture des 2 documents (on-line ou sur le site LEAD dans le courant de la journée) proposés fruits d'un brassage d'idées intéressantes.

Le modérateur,

Alexandre Caron

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L'initiative AHEAD (Animal Health for the Environment And Development – Santé Animale pour le Développement et l'Environnement) a été proposée par la Wildlife Conservation Society (WCS), l'UICN VSG (groupe spécialiste en médecine vétérinaire), UA/BIRA et le groupe spécialiste sud africain de l' UICN pour la gestion durable (IUCN SSC SASUSG) et un certain nombre d'autres partenaires. AHEAD a été développée à partir de la prise de conscience grandissante du rôle important de la santé animale pour la conservation et le développement. A travers le monde, les animaux sauvages et domestiques sont de plus en plus en contact. Sans une connaissance scientifique approfondie et un plan de gestion valide, les conséquences seront nuisibles pour les 2 systèmes à l'interface. Mais je suis sur que l'ensemble des expériences scientifiques mises en commun associé aux outils et techniques que ces sciences développent permettra de réaliser les objectifs de conservation et de développement et particulièrement à l'interface faune /bétail où les intérêts des 2 systèmes se retrouvent côte à côte. L' initiative AHEAD s'attaque aux thèmes importants pour le future de l' élevage, de la faune sauvage et bien sûr des communautés humaines : la compétition pour les pâturages et l'eau, le problème des maladies animales, la sécurité alimentaire locale et globale, les zoonoses et d'autres sources potentielles de conflits liées aux challenges de planification territoriale et aux contraintes sur les ressources. Jusqu'à présent, aucune organisation non gouvernementale, ni aucune agence internationale ni académie n'avaient adressé d'un point de vue holistique le problème de la santé de la faune, du bétail et humaine au niveau des écosystèmes.

Nous croyons que des solutions bénéfiques (« win-win ») à la fois pour la santé, pour l'utilisation des terres et pour les défis d'ordre socio-économique existent. Nous espérons que AHEAD favorisera l'échange d' idées qui permettront l'avènement d'initiatives concrètes et créatives pour résoudre les défis de conservation et de développement à l'interface bétail / faune / santé humaine et catalysera ces solutions. En favorisant une expertise régionale pouvant s'appuyer sur des expériences passées et en cours, en favorisant les réseaux de communications faisant souvent défaut même au sein de communautés scientifiques partageant pourtant des domaines d 'intérêts et en apportant une approche globale, cette initiative peut bénéficier aux projets visant les aires protégées qu'elles soient intégrales ou partielles, gouvernementales ou privées, les communautés des zones tampons les entourant ainsi que les corridors naturels, bref tous les endroits où des tensions et des défis menacent l'interface faune / bétail. Les conflits entre l'élevage et les ressources naturelles doivent être gérés inévitablement afin d'espérer une coexistence pacifique entre les 2 secteurs dont tant de vies humaines dépendent.

Il semble que la composante « dissémination de l'information » de AHEAD soit relativement similaire à celle de la mission du LEAD. AHEAD développe aussi des projets de terrain dans les écosystèmes où les membres de l'équipe AHEAD ont été sensibles à l'importance des sciences de la santé pour le succès des initiatives de développement et de conservation. Un de ces projets est le Great Limpopo Transfrontier Conservation Area (TFCA) développé au Mozambique , au Zimbabwe et en Afrique du Sud. Un groupe de travail AHEAD, le GLTFCA s'est concentré sur la zone de convergence entre la santé, la conservation et le développement ces dernières années. Les comptes-rendus de ces rencontres et de différents supports médiatiques issus de ces discussions sont disponibles sur le site AHEAD http://www.wcs-ahead.org/ . Vous noterez aussi la présence sur ce site d'un certain nombre de documents relatant les activités et objectifs d'autres projets (lien pour le GLTFCA : http://www.wcs-ahead.org/workinggrps_limpopo.html ).

En résumé, l'objectif général du programme GLTFCA est :
Faciliter le succès des projets de conservation et développement au sein du GLTFCA par une vision intégrée basée sur une recherche appliquée innovatrice et pluridisciplinaire permettant le suivi et la surveillance sanitaire à l' interface entre la santé animale domestique et sauvage, les ressources et services de l'écosystème et le bien-être des communautés.

Deux documents sont mis à la disposition de la conference:

- Le premier est extrait du journal Conservation Biology (intitulé "Joining Forces to Improve Our World"), et s'appuie sur la résolution de Pilanesberg appelant à “la reconnaissance des sciences de la santé animale comme indispensable pour la mise en place et la gestion de programmes durables pour le bétail et la faune sauvage ». Cette résolution, aux mots précis et exacts a été acceptée à l'unanimité par les membres de la Wildlife Disease Association et de la Society for Tropical Veterinary Medicine several years ago. Cette résolution est aussi en ligne http://www.wildlifedisease.org/ , et reste toujours d'actualité notamment pour ce thème.

- Le second est un document en cours d'élaboration pour le programme AHEAD Great Limpopo Transfrontier Conservation Area Working Group. Il est intitulé "Sustaining animal health and ecosystem services in large landscapes: Concept for a program to address wildlife, livestock and related human and ecosystem health issues in the Greater Limpopo Transfrontier Conservation Area." et est aussi en ligne http://www.wcs-ahead.org/workinggrps_limpopo.html . Il sera aussi intéressant pour la conference. J'espère que cette contribution sera utile pour la conference du LEAD et je suis dispose à vous faire parvenir plus d'information si nécessaire.

Sincèrement,

Steve Osofsky, DVM
Wildlife Conservation Society- Field Veterinary Program
Senior Policy Advisor, Wildlife Health
WCS AHEAD Coordinator
IUCN SSC VSG member

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The AHEAD (Animal Health for the Environment And Development) initiative is a collaborative product of the Wildlife Conservation Society (WCS), the IUCN VSG, AU/IBAR, the Southern Africa Sustainable Use Specialist Group (IUCN SSC SASUSG), and a range of other partners. AHEAD was initiated in response to the growing recognition of the critical role of animal health in both conservation and development. Throughout the world, domestic and wild animals are of course coming into ever-more intimate contact. Without adequate scientific knowledge and planning, the consequences can be detrimental on one or both sides of the proverbial fence. But I am sure you would agree that with the right mix of expertise armed with the tools that the animal health sciences provide, conservation and development objectives have a much greater chance of being realized— particularly at the critical wildlife / livestock interface where conservation and agricultural interests meet head-on. The AHEAD initiative focuses on several themes of critical importance to the future of animal agriculture, wildlife, and, of course, people: competition over grazing and water resources, disease mitigation, local and global food security, zoonoses, and other potential sources of conflict related to the overall challenges of land-use planning and the pervasive reality of resource constraints. To date, neither nongovernmental organizations, nor aid agencies, nor academia have holistically addressed the landscape-level nexus represented by the wildlife health / domestic animal health / human health triangle. We believe that ‘win-win' solutions to health, land-use, and broader socioeconomic challenges are attainable. We hope that AHEAD, created to foster a sharing of ideas that will lead to concrete and creative initiatives addressing conservation and development challenges at the livestock / wildlife / human health interface, can help catalyze these solutions. By bringing regional expertise together to compare lessons learned, fostering communications networks that are often lacking even among practitioners in relatively close proximity, and by bringing a global perspective to problems that can benefit from the experiences of other regions, this initiative can pay dividends for protected areas as well as buffer zone communities, for core areas as well as conservancies and corridors— the places where tensions and challenges at the livestock / wildlife interface are greatest. Conflicts between livestock and natural resources must obviously be dealt with if there is to be any hope for peaceful coexistence between the two sectors upon which so many people's livelihoods depend.

While I believe the 'information dissemination' component of AHEAD is similar to LEAD's mission, we are also developing field projects in the landscapes where expert AHEAD team members feel that the health sciences are absolutely critical to meaningful development and conservation success. One of those landscapes is the Great Limpopo Transfrontier Conservation Area (TFCA) being developed by Mozambique , Zimbabwe and South Africa . An international AHEAD GLTFCA Working Group has been focusing on the intersection of health, conservation, and development there over the past year. The notes from those meetings as well as a wide range of other supporting multi-media materials are available on the AHEAD website at http://www.wcs-ahead.org/. You'll note that a number of AHEAD Working Groups have space on this site, so please click on the "Great Limpopo TFCA Working Group" section ( http://www.wcs-ahead.org/workinggrps_limpopo.html ) for access to meeting minutes, etc. In summary, the overall objective of the AHEAD GLTFCA program is to:

Facilitate development and conservation success in the GLTFCA through integrated understanding based on innovative inter-disciplinary applied research, monitoring and surveillance at the interface between wild and domestic animal health, ecosystem goods and services, and human livelihoods and wellbeing.

Below I've attached two relevant documents.

The first, a reprint from the journal Conservation Biology (entitled "Joining Forces to Improve Our World"), highlights the Pilanesberg Resolution which called "for the recognition of animal health sciences as critical to the design and management of sustainable programs for both livestock and wildlife." This carefully worded resolution was unanimously endorsed by members of the Wildlife Disease Association and the Society for Tropical Veterinary Medicine several years ago. The Resolution is also posted at http://www.wildlifedisease.org/ , and remains quite relevant today in terms of the issues I believe you will be addressing in your electronic conference.

The second attachment is a work-in-progress of the AHEAD Great Limpopo Transfrontier Conservation Area Working Group referred to above. The concept piece is entitled "Sustaining animal health and ecosystem services in large landscapes: Concept for a program to address wildlife, livestock and related human and ecosystem health issues in the Greater Limpopo Transfrontier Conservation Area." It is also available at http://www.wcs-ahead.org/workinggrps_limpopo.html . I believe you might find the approach delineated of interest. I hope these materials are potentially helpful to the LEAD electronic conference. If I can provide any further information, please do not hesitate to contact me.

Sincerely,

Steve Osofsky, DVM
Wildlife Conservation Society- Field Veterinary Program
Senior Policy Advisor, Wildlife Health
WCS AHEAD Coordinator
IUCN SSC VSG member

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5- Contribution de Roland ZIEBE - 16/11/2004

Cher tous,
Roland Ziebe dans sa reflexion soulève 3 points critiques:
- le développement de l'interface faune / bétail par la mise en place de
projets intégrant conservation et développement.
- le manque d'approche globale de ces meme projets ne permet pas d'estimer
certains impacts des actions entreprises et notamment le risque sanitaire.
- la faiblesse des institutions nationales pour evaluer ce risque.

Ainsi, en développant des projets de conservation et de développement qui
augmentent le risquer sanitaire (est-ce toujours vrai?), il faudrait
surement automatiquement prevoir une estimation et un suivi du risque.

Le modérateur, Alexandre Caron

Dear all,
Roland Ziebe raises 3 critical points in the following text:
- Conservation and development projects tend to increase the wildilfe /
livestock interface.
- But the lack of global approach of these projects limits the control over
the sanitary risk.
- No national capacity exists in the wildlife veterinary field.

By implementing conservation and development projects increasing the
sanitary risk (is it always true?), one should include a disease monitoring
aspect in projects' workplan.

Le modérateur, Alexandre Caron

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Monsieur le modérateur,

Je viens de lire avec beaucoup d'intérêt votre texte introduction du 2ième thème de la conférence. Voici à chaud et en vrac ma réaction. Elle pourrait être peaufinée et complétée par la suite.

Merci pour l'initiative.
Sincère considération.

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Il est incontestable que les systèmes de production agrico-pastorale dans leur globalité a connu ces dernières décennies une évolution assez importante (surface occupée, technique de production, demande de nourriture, …). Les facteurs qui expliquent cette évolution ont été largement présentés lors de la première conférence. La faune sauvage se trouve aujourd'hui menacée autant par l'action anthropique que par les maladies issues des animaux domestiques et vice versa.

Trois aspects primordiaux pourraient constituer des points focaux d' attention.

1. La proximité encouragée par les actions de conservation de la biodiversité.

Pour limiter des prélèvements dans les parcs, beaucoup de programmes/projets/actions ont proposé pour les populations riveraines l' intensification des leurs petits élevages et la diversification des sources des protéines d'origine animale. Ceux –ci, dans un contexte où la couverture sanitaire est insuffisante ou nulle est en soi un grand risque.

2. Le cloisonnement des programmes de conservation de la biodiversité

Les diagnostics de départ étant souvent posés uniquement sous l'angle de la conservation, l'exécution des dits programmes entraîne de "bons résultats" qui en fait créent d'autres problèmes.

Il est rare par exemple - cas du Cameroun au moins - de voir des vétérinaires s'impliquer dans ces actions. Les programmes de formation devraient intégrer la « médecine exotique », ce qui permettraient de susciter un engouement pour ce genre d'action.

3. La structuration insuffisante des organisations et institutions locales

Il faut également déplorer l'absence d'organisations locales outillées capables de prendre à bras le corps cette problématique. Qu'elle soit au sein du corps professionnel vétérinaire, des éleveurs ou même des agriculteurs pionniers riverains des zones cynégétiques, le socle indispensable pour une gestion durable intégrant le aspects santé publique et conservation de la biodiversité n'existe pratiquement pas.

Il faudrait donc, dans un processus de renforcement de capacité réfléchir sur des stratégies qui font appel à tous les acteurs impliqués et qui repose sur des organisations et institutions locales.

Roland ZIEBE
DMV Nord-Cameroun
Programme d'Appui au Développement de l'Elevage dans le canton de Boboyo
B.P. 988 Maroua Cameroun

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6- Contribution de Héry Coulibaly - 17/11/2004

Bonjour à tous,

Le témoignage ci-dessous du Dr. Coulibaly souligne que l'interface faune /
bétail est en expansion et que les risques sanitaires augmentent au fur et a
mesure que la pression démographique (humaine et donc animale) augmente et
que des utilisations des ressources naturelles changent ou s'adaptent. Il
semble que l'interface soit une zone d'émergence ou de ré-émergence de
maladies et que sa surveillance soit nécessaire.

Il soulève aussi la question de la surveillance: elle doit être adaptée au
risque et profitée sanitairement et/ou économiquement pour se justifier.
Alors quelle surveillance et à quel prix? Et quels sont les outils de la
surveillance de demain à l'interface?

Le modérateur, Alexandre Caron

Dear all,

Dr. Coulibaly has been a witness these last forty years in Mali of the
increasing factors which have lead to the development of the wildlife /
livestock interface. These factors are human and livestock increasing
density; natural resource use... It seems that this interface is a potential
zone of emergence or re-emergence of diseases and therefore should be under
control.

But this surveillance should be adapted to the risk and sanitarily or/and
economically profitable (it should not be over expensive for an elusive
outcome). So what kind of surveillance? At what cost? And which tools to
monitor this interface?

Le modérateur, Alexandre Caron

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Bonjour à tous.

C'est avec plaisir que je participe à débat.

Le thème présenté est très intéressant et je pense qu'il faut intégrer dans ce sujet l'aspect évolution socio-économique de la population humaine.

Il y a quarante ans, au Mali, le nombre de famille possédant une vache était très faible. Les gens cultivaient la terre pour la consommation familiale essentiellement et non pour le marché, qu'il soit local ou international. Les familles qui possédaient des animaux étaient les plus respectées et constituaient des références en terme de réussite sociale. L'attitude développée a été d'élever les animaux (bovins surtout) pour avoir un rang social. C'était aussi une façon de faire des économies.

Les maladies animales n'étaient pas aussi bien connues du point de vue scientifique. Et les contacts entre faune et bétail n'étaient pas aussi fréquents. Les mouvements des animaux étaient assez limités dans l'espace.

Les progrès de la médecine aidant, les mortalités ont régressé aussi bien dans la population humaine qu'animale. Les besoins alimentaires ont augmenté en même temps que les besoins économiques. L'augmentation de la population animale va exercer une pression sur les ressources naturelles et augmenter les risques de contact entre faune et bétail.

Si pour certaines maladies, il était établi les possibilités de passage d'une espèce à une autre, les situations vécues ces dernières années ont démontré les possibilités de franchissement de la barrière de l'espèce par d'autres germes.

Le rétrécissement de l'espace, les changements climatiques défavorables, la mobilité et le commerce des animaux domestiques ou sauvages etc, sont autant d'éléments favorisant les contacts entre espèces et la propagation de maladies.

Le risque sanitaire zéro au niveau du commerce international est très difficile à atteindre. En plus les populations se déplacent (tourisme) à la recherche de fruits, repas ou pratiques "exotiques" non sanitairement sûr.

Je suis d'avis que la question du risque sanitaire est à repenser mais dans quel sens avec des instruments nouveaux. Il faut cependant éviter d'avoir des systèmes de surveillance épidémiologiques plus coûteux que la gestion des épizooties ou des épidémies. Les nouveaux instruments devraient être spécifiques (milieu urbain, milieu rural, zones climatiques...) pour permettre une caractérisation plus fine.

Je m'arrête là pour le moment et merci à tous.

Dr Héry COULIBALY

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7- Contribution informelle de Marc Artois - 17/11/2004

Chers collègues,

Marc Artois nous a envoyé le rapport de la réunion du groupe de travail sur les maladies de la faune sauvage de l'OIE de février 2003.

Ce document nous donne une liste presque exhaustive des maladies à l'interface et de l'état des connaissances sur ces maladies. Il mentionne le besoin de développer les systèmes de surveillance ciblant la faune et l'interface faune / bétail et préconise le développement d'une page web consacrée aux maladies de la faune.

La classification OIE de ces maladies va changer en 2005. Est-ce que nous pourrions identifier celles qui présentent le risque le plus important à l'interface faune / bétail en fonction du type de risque: risque pour la santé humaine, animale, risque économique, risque pour la conservation de la biodiversité?

Le modérateur,
Alexandre Caron

Dear Colleagues,

Marc Artois sent us the report of the meeting of the OIE working group on wildlife diseases (02/03)

This document gives us an almost exhaustive list of wildlife diseases at the interface and some current knowledge on these diseases. It stipulates the need for wildlife epidemiosurveillance systems and proposes the development of a web page focusing on wildlife disease issues.

The OIE classification will change in 2005; Can we identify from the wildlife perspective, the diseases which have the highest risk at the wildlife / livestock interface and according to the risk type: human and animal health risk, economical risk, biodiversity conservation risk?

Le modérateur,
Alexandre Caron

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8- Contribution Jeremy Bouyer - 17/11/2004

Chers collègues,

Voici une contribution pertinente de Jeremy Bouyer sur l'interaction entre
les trypanosomoses et les aires protégées. En effet ces dernières permettent
la conservation de l'agent pathogène, du vecteur et des réservoirs de la
maladie.
L'effet indirect est un certain respect "forcé" des aires protégées par les
éleveurs.
La gestion d'une telle interface est alors difficile: l'aspect conservation
invite à la persistance de l'agent pathogène (pour conserver l'aire protégée
et parce que l'agent pathogène est endémique à l'écosystème et donc naturel)
alors que l'aspect développement de l'élevage propose un contrôle efficace
de l'agent pathogène.
Développer une gestion intéressante pour les 2 parties, nécessite des
équipes pluridisciplinaires (rares) et des outils spécialisées (certains
sont cités).

Le modérateur,

Alexandre Caron

 

Dear colleagues,

This contribution from Jeremy Boyer deals with protected areas and
trypanosomiasis. Protected areas tend to harbour the pathogen, the vector
(glossina sp.) and the reservoirs (wildlife mammals sp.) of the disease. The
indirect effect is the "forced" respect of the protected areas by livestock
owners. But management of such an interface is difficult: the
conservationist would like to keep the pathogen in its area (to conserve the
area and because the pathogen belongs to the natural species community) but
on the development side, one would require the pathogen to be controlled for
the sanitary health of the livestock sector.
To develop an interesting management for both sides, one needs a
multi-disciplinary team (too rare) and specialised tools such as PCR, GIS
and remote censing.

Le modérateur,

Alexandre Caron

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Bonjour,

Je tiens tout d'abord à remercier tous les participants pour les contributions très intéressantes que j'ai pu lire au cours de cette conférence.

Je désire apporter une contribution ciblée à la fois géographiquement (Burkina mais applicable à la majorité de la zone ouest-africaine sub-humide) et sanitairement (je ne parle que des trypanosomes).

Au Burkina, les zones conservées constituent un risque trypanosomien ajouté réel pour le bétail les fréquentant par la combinaison de deux facteurs :

Cependant, cela est perçu par les éleveurs et c'est même la première limite au pâturage de ces parcs, en tout cas en ce qui concerne la forêt de Diéfoula (on peut remarquer que le parc du W, où morsitans a été pratiquement éliminée par une campagne de lutte, il y a beaucoup plus de transhumants). Du point de vue de la conservation, l'effet des glossines est donc positif. Mais doivent-elles elles même être conservées?

Des études en cours sur le Mouhoun révèlent qu'au Burkina, ce sont les interfaces qui sont les plus dangereuses, les glossines bénéficiant simultanément d'un écosystème favorable et d'une source de nourriture abondante (le bétail): effet lisière... La densité des glossines riveraines y est alors beaucoup plus élevée qu'en plein coeur d'une zone protégée. Les outils utilisés pour étudier l'épidémiologie spatiale des trypanosomoses (SIG, Télédétection, PCR) chez le bétail permettent d'étudier le problème et de proposer des solutions concrètes. Ainsi, sur le fleuve Mouhoun où seules les glossines riveraines persistent, nous avons remarqué qu' il est beaucoup plus dangereux de classer une seule rive que les deux simultanément car la densité des glossines est beaucoup plus élevée dans le premier cas, leur taux d'infection aussi. Si une telle mesure était appliquée (forêt classée des deux côtés d'une même rive), elle constituerait un système win-win, pour reprendre une contribution précédente, puisque la faune et le bétail en profiterait. Cependant, il est important de remarquer que rares sont les équipes travaillant à la fois sur la protection du bétail et de la faune, et que dans notre cas, nous n'avons ni les moyens financiers pour étudier l'aspect faune, ni d'interlocuteurs intéressés par ce aspect.

Dans ce sens, je remercie les organisateurs de cette conférence qui ont permis cet échange d'informations.

Cordialement,

Jérémy Bouyer
Docteur Vétérinaire
Ecologie des vecteurs
CIRDES
01 BP 454
BURKINA FASO

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9- Contribution de Jean Hars - 18/11/2004

Chers Collègues,

Jean Hars nous met à disposition un article en cours de parution sur
l'épidémiosurveillance de la faune en France et notamment le rôle du
sanglier comme réservoir de maladies transmissibles aux cheptels et à
l'homme.
Ce document expose des méthodes de surveillance, d'analyse et de gestion du
risque. Il est abordé le cas de la tuberculose qui semble ré-émergée en
France (ou plutôt les réservoirs de faune se révèlent à mesure qu'on les
explore), celui de la brucellose porcine absente depuis 30 ans chez le porc
domestique mais présent chez les sangliers ou encore celui de la
trichinellose et son risque zoonotique.
A la lumière de ce document, les réservoirs sauvages de maladies
contagieuses en France nécessite dans le contexte économique et social
européen une épidémisurveillance importante. Mais ces outils et méthodes
sont-ils utilisables dans les zones d'interface des pays en voie de
développement? L'impact des maladies à l'interface est-il une priorité pour
les services de l'élevage ou de l'environnement: la tuberculose, la
brucellose, la fièvre aphteuse sont-elles des priorités en zone pastorale?

Le modérateur,

Alexandre Caron

 

Dear colleagues,

Jean Hars from the French wildlife game management office gives us an
article (in press): "Sanitary impact of the increasing wild boar densities
in France". It states, by using epidemiosurveillance and risk analysis
techniques, that wild boar densities are a risk for domestic pigs (classical
swine fever, Aujesky disease), livestock production (tuberculosis,
brucellosis) and human health (trichinellosis). Outdoor ranching is a
developing sector for domestic pig farming in France. The consequence is a
higher contamination risk from wild boar, the fencing being up to now
inadequate and the game management being not able to control the explosion
of wild boar populations. Bovine tuberculosis has been diagnosed in deer and
wild boar as it was thought to be on the fringe of extinction in France.
Therefore, it seems that the control of the interface is needed in the
French socio-economical context. But can we use these tools and techniques
in the context of developing countries? Is the impact of such contagious
diseases a priority for livestock and environment ministries: are bovine
tuberculosis, brucellosis, foot and mouth disease are trichinellosis
critical diseases for pastoral systems?

Le modérateur,

Alexandre Caron


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En tant que vétérinaire à l'ONCFS chargé par la DGAl (Ministère de l'agriculture) de la surveillance et de la gestion des maladies de la faune transmissibles aux animaux domestiques et à l'homme sur le territoire français, je n'ai que très peu d'expérience sur l'interface sanitaire faune / bétail en régions chaudes et arides. Je n'ai abordé qu'une fois le sujet dans le cadre d'une mission effectuée en 2002 dans le parc W et sa périphérie, mission axée principalement sur la transmissibilité de virus entre les carnivores domestiques et sauvages.

Je me permet toutefois de joindre à ce message un article de synthèse sur la transmission de maladies entre suidés sauvages (sangliers) et animaux d'élevages (principalement le porc mais aussi les bovins pour la tubreculose) et l'impact de l'augmentation des effectifs de sangliers sur le risque sanitaire. Cet article va paraitre dans la revue Game and Wildlife dans les actes du symposium de Paris (juillet 2004): "La faune sauvage: une ressource naturelle". Je pense qu'il présente un bon exemple d'une problématique sanitaire faune - bétail, sachant que le sanglier est une des espèces qui nous pose actuellement le plus de problèmes sanitaires en France (PPC, brucellose, Aujesky, trichinellose, tuberculose.....). Cette problématique est sans doute transposable à d'aures situations en régions chaudes impliquant les suidés sauvages (phacochères,;...) pour la PPA, la brucellose ou certaines maladies parasitaires.

Jean HARS
Unité sanitaire de la faune
Office national de la chasse et de la faune sauvage
38610 GIERES

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10- Contribution de Djenontin Jonas - 18/11/2004


Voici un commentaire technique sur la contribution de Jeremy Bouyer.
C'est un bon exemple d'adaptation du système de production à la situation
sanitaire à l'interface faune / bétail. Dans ce cas, c'est le secteur de
l'élevage qui s'adapte à l'interface. Faut-il contrôler aussi les
populations sauvages pour diminuer le risque de transmission? Par exemple
dans l'intervention précédente nous avions le cas du contrôle de l'agrainage
pour diminuer les populations de sangliers; cet exemple peut se transposer
au contrôle des populations de phacochères dans les villages en
Afrique(zones musulmanes) pour gérer les épidémies de peste porcine
africaine.

Le modérateur,

Alexandre Caron

 

Djenontin Jonas replies to Jeremy Bouyer on the trypanosomiasis issue. He
sites the case in Benin of cross-breeding in cattle herds in order to bring
together trypanosomiasis resistance and good production levels on the edge
of protected areas. In this case, the livestock sector adapts itself to the
sanitary condition at the interface. Can we also control wildlife
populations in order to reduce the transmission risk? In the previous
contribution, it was proposed to control the artificial feeding of wild boar
populations to reduce densities; the same could be done in Africa where
warthogs population in village (Muslim zone) are a risk of African Swine
Fever epidemics in free-ranging domestic pig.

Le modérateur,

Alexandre Caron


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Chers collègues

Je suis entièrement d'accord avec les observations de Docteur Bouyeur. Mais je suis resté sur ma fin car une pratique rencontrée au Nord-Est du Bénin permet à certains éleveurs de réaliser des croisements complexes entre la race locale trypanotolérante et les zébus. L'objectif est d'avoir entre autres des sujets assez proches de la race locale (la Borgou) de point de vue de la trypanotolérance et de la résistance à certaines maladies et assez proches des zébus surtout du point de vue du gabarit. Ce sont surtout les troupeaux constitués de ces sujets qui seraient les plus rencontrés dans les zones de forêts.

J'aimerais savoir si les mêmes constats sont faites dans votre région très proches du Bénin. j'attire votre attention par exemple sur la race Djelli en provenance surtout du Burkina et qui intéresse de plus en plus les éleveurs autour de Banikoara et Karimama c'est à dire autour de la zone du Parc du W.

A bientôt.

Djenontin Jonas
CRA NORD INA
INRAB
BP 789 Parakou, Bénin.

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