Liste des discussions au format TEXTE CONFERENCE ELECTRONIQUE LEAD: COHABITATION OU COMPETITION ENTRE LA FAUNE SAUVAGE ET LES ELEVEURS…OU EN EST ON AUJOURD’HUI? FAUT-IL CHANGER D'APPROCHE? THEME 2 (Modérateur: Alexandre Caron) Interface faune / bétail : Quel risque sanitaire aujourd'hui? Comment le gérer ? ===================================================================================== 1. 15 novembre 2004 - Contribution de M. Ouédraogo 2. 16 novembre 2004 - Contribution de Mamadou Lamine Dia 3. 16 novembre 2004 - Annonce de Jean-Charles Maillard 4. 16 novembre 2004 - Contribution Steve Osofsky 5. 16 novembre 2004 - Contribution de Roland ZIEBE 6. 17 novembre 2004 - Contribution de Héry Coulibaly 7. 17 novembre 2004 - Contribution informelle de Marc Artois 8. 17 novembre 2004 - Contribution Jeremy Bouyer 9. 18 novembre 2004 - Contribution de Jean Hars 10. 18 novembre 2004 - Contribution de Djenontin Jonas 11. 18 novembre 2004 - Contribution de Kathy Alexander 12. 18 novembre 2004 - Contribution de Kathy Alexander (2) 13. 18 novembre 2004 - Contribution de Jeremy Bouyer (2) 14. 18 novembre 2004 - Contribution de Jean Hars (2) 15. 19 novembre2004 - Contribution de Moumouni Ouedrago 16. 19 novembre 2004 - Contribution de Sophie Thevenon 17. 19 novembre 2004 - Contribution de Djenontin Jonas (2) 18. 19 novembre 2004 - Contribution de Kathy Alexander (3) 19. 22 novembre 2004 - Contribution de Philippe Rey-herme 20. 22 novembre 2004 - Contribution de Charles Touge 21. 22 novembre 2004 - Contribution de Neo Mapitse 22. 22 novembre 2004 - Contribution de Ferran Jori 23. 22 novembre 2004 - Contribution de Richard Kock 24. 22 novembre 2004 - Contribution de Didier Orange 25. 23 novembre2004 - Contribution de Hamadé Kagoné 26. 23 novembre 2004 - Contribution de Tchouaffé Norbert 27. 24 novembre 2004 - Contribution de Richard Kock (2) 28. 24 novembre 2004 - Contribution d'Alexandre Caron 29. 25 novembre 2004 - Contribution de Henri Noel Le Houérou 30. 25 novembre 2004 - Contribution de ir Hamadé KAGONE (2) 31. 25 novembre 2004 - Contribution de Marc Artois (2) 32. 25 novembre 2004 - Contribution de Fabienne Biteau 33. 25 novembre 2004 - Contribution de Ferran Jori (2) 34. 26 novembre 2004 - Contribution de Baba Soumare 35. 26 novembre2004 - Contribution de Ferran Jori (3) 36. 26 novembre 2004 - Contribution Richard Kock (3) 37. 29 novembre 2004 - Contribution de Francois Roger 38. 29 novembre 2004 - Contribution de Kathy Alexander (4) 39. 29 novembre 2004 - Contribution de Jean Hars (3) 40. 30 novembre 2004 - Contribution de Stephane de Larocque 41. 01 décembre 2004 - Contribution de Ferran Jori (4) 42. 01 décembre 2004 - Contribution d'Alexandre Caron (2) 43. 01 décembre 2004 - Contribution de Marc Artois (3) 44. 02 décembre 2004 - Contribution de Guy Joncour 45. 06 décembre 2004- Contribution de Marcel Comlan Kakpo 46. 06 décembre 2004 - Contribution de Michael Woodford ===================================================================================== 1- Contribution de M. Ouédraogo - 15/11/04 Bonjour, Je profite du petit délai avant le lancement du second thème pour vous envoyer la contribution que M. Ouédraogo vient juste de me faire parvenir. Cordialement, Le modérateur, Vincent Castel ------------------------------------------------ Je voudrais tout d'abord adresser mes félicitations à l'ensemble des organisateurs pour cette initiative sur la faune sauvage africaine. Félicitation au docteur Castel pour l'intelligence et la sagesse avec lesquelles les débats sont conduits. Je prends le train en marche, je n'ai donc pas pu lire toutes les communications. Toutes mes excuses donc pour cette réaction tardive puisque certains thèmes sur lesquels je reviens ont été largement développés. Je voudrais quand prendre plaisir à ces échanges d'intérêt central pour l'ensemble des acteurs de la conservation. Dans ses messages du 30 octobre et du 3 novembre, le Dr Castel, modérateur, a rappeler l'importance de la pérennité des actions lorsque le soutien des programmes et projets disparaît et souhaité une attention particulière sur ce thème. Je pense que nous devons prendre un recul critique suffisant sur l'efficacité de nos actions avant de parler de leur pérennité. Si cette question n'est pas discutée, cela suppose que tous nos actions sont « des produits finis » bons pour être pérenniser. Ce qui ne me semble pas correspondre à la réalité. A ce propos, Daniel Cornelis, dans le courrier du 29 octobre a judicieusement évoqué la re(appropriation) légale et coutumière des terroirs à gérer. J'appuierai successivement mes commentaires trois points : la pérennité de nos actions, la valeur économique de la biodiversité et enfin sur la recherche d'un équilibre entre perturbation anthropique et conservation évoqué par Marie - Noël de Visscher. 1. Une remise en cause de nos approches. J'ai été interpellé par les propos de M. Djenontin Jonas (Parakou) dans le courrier du 3 novembre : « Comment rendre durable nos interventions ou mieux comment vraiment éduquer les populations pour leur inculquer une autre façon de voir et de gérer les ressources de leur terroir ». Je pense que nous devons avoir un autre type de relation avec les populations parce que, pour ceux qui sont en relation directe avec le terrain. On ne saurait le nier, des résultats positifs tangibles existent ça et là dans nos actions. Toutefois, il faut reconnaître que les résultats restent ordinairement décevants, voire parfois négatifs dans certains domaines. Je suis d'accord que nous devons améliorer les méthodes et les moyens de communication avec les producteurs, mais nous devons cesser de poser le problème de communication en terme de concepteurs et d'exécutants. Je ne suis pas certain que si le paysan applique tout ce que nous lui disons de faire, il aura une garantie de sa sécurité alimentaire et socio-économique. Si nous voulons que la pérennité de nos actions, alors notre mission est de conduire un dialogue avec les producteurs, les aider à formuler et à résoudre leurs problèmes en tenant compte de leurs savoirs-faire. Il nous faut prendre assez de recul par rapport aux évidences scientifiques de sens commun. Il n'est un secret pour personne que les pratiques descendantes sont dépassées. Autant les paysans ont à apprendre de nous, autant nous avons beaucoup de choses à apprendre d'eux. Pourquoi voulez-vous que le paysan applique une technique sur laquelle il ne croit pas. C'est plutôt à nous de changer de démarches, d'approche, de nous remettre en cause dans certains domaines pour être mieux compris. La participation elle participation elle dont on parle tant devrait être revue parce qu'elle me semble creuse 2. L'économique, un pôle incontournable du système Je suis tout à fait d'accord avec l'analyse du Professeur Toutain sur la nécessité de relativité la notion de valeur qui prend des formes différentes en fonction des cultures, des groupes socioprofessionnels voire des individus. La démonstration nous donne un éclairage décisif de la complexité des valeurs. Pour la problématique qui nous concerne, en limitant le champ d'analyse à l'Afrique intertropicale, des études anthropologiques approfondies fourniront des opinions dans un contexte environnemental et sosio-économique bien précis. Dans la mesure où l'opinion elle-même change et évolue en fonction des données du milieu, l'impact d'une telle étude pour le problème de conservation qui est posé ici me semble d'une portée limitée. Une approche thématique fournit de toute façon des résultats qui prennent rarement en compte la complexité de la structure et du fonctionnement des systèmes si complexes des sociétés africaines. Nous devons nous efforcer d'acquérir au préalable une connaissance approfondie de la société (sa structure, ses fonctions et sa culture) considéré comme une entité. Négliger un élément conduira à l'échec de tous les efforts. Comme Daniel Cornelis l'a dit, une décision prise au niveau de l'OMC a une répercussion sur le petit paysan perdu au fond du Burkina Faso. Je pense que nous ne devons pas avoir peur de discuter sur les valeurs économique de la biodiversité. Le tout est de développer des stratégies appropriées en vue de mieux gérer le capital écologique dont on dispose. Si les financements sont courts et ne permettent pas d'atteindre des objectifs durables, si nos interventions ne sont pas toujours efficaces, la valeur économique du surplus de productivité des écosystèmes peut contribuer efficacement à conserver la matière première. Refuser de développer ce pôle, c'est admettre que la sous-perfusion au travers des projets de la conservation est la seule voie. Or, on sait qu'à la fin du projet, les aires protégées se vident en général de leur contenu, faune et flore réunies. Les exemples sont nombreux. Peut-on rester insensibles au cri lancer par des populations riveraines lorsqu'ils choisissent d'installer des agriculteurs dans des zones villageoises de chasse ? On a pas besoin de faire un diagnostic pour décoder ce message. Si nous restons en spectateurs devant les exigences économiques nous regretterons certains écosystèmes ou certaines espèces qui sont menacées. A moins que les bailleurs ne s'engagent de manière continue à financer les actions de conservation. Si nous voulons nous battre pour maintenir les écosystèmes en vie conservée entre deux financements, c'est bien sur le pôle économique qu'il faut jouer en le planifiant. Un collègue a écrit : « justifier la conservation de la biodiversité et le développement avec une entrée polarisée sur « l'économique » est un concept occidental qui me paraît inopportun (…). Pour moi, le pôle économique constitue un moyen pour assurer la conservation. Bref ! Occidental ou pas, les concepts dépassent les frontières culturelles. Les interactions et les resserrements culturels dans les domaines économique et technologique entraînent des échanges continues des normes et des valeurs. Dans ce processus évolutif, la force résultante est bien l'économique qui s'impose malheureusement à tous, surtout aux plus faibles, ceux accoutumés depuis longtemps à suivre un mode de vie traditionnel. Devrions nous anticiper l'emprise économique en développant des initiatives, sachant bien que nous vivons dans un monde de planification. Sans que nos actions ne soient guidées uniquement par le lucratif ou l'économique, je pense plutôt que c'est en anticipant cette vision économique sur la conservation que nous pourrions mieux la contrôler et éviter que les écosystèmes dont nous sommes fiers de gérer et de conserver ne se déchirent peu à peu en petits moreaux. 3. Elevage, conservation : quel seuil de perturbation anthropique tolérable dans une perspective de conservation. Dans le courrier du 2 novembre, Marie Noël de Visscher a axé son intervention très enrichissante sur la logique économique et la logique de conservation qui tirent en sens opposé. Je voudrais développer deux points : - Oui, il est compréhensible d'être sceptique aux succès d'activités économiques alternatives issues de la faune (tourisme, chasse) pour apaiser les tensions élevage/conservation. Cette position mérite d'être éclairée par un certain nombre de questions auxquelles nous n'avons pas de réponse. Dans quel contexte entend t-on développer la tourisme et la chasse dans l'objectif de réduire les tensions élevage/conservation ? Comment et par qui les activités proposées seront conduites ? Quel sera le rôle des éleveurs dans un tel projet ? La qustion est centrée sur l'élevage, quand est-il des autres activités humaines tout aussi difficile à contrôler dans les zones de conservation. De toutes les façons, si le problème d'appropriation n'est pas résolu, on retombe sur le triste dilemme de partage équitable des revenus. Comme vous le savez, parfois déplacées autour des zones protégées jadis cultivées par leurs ancêtres, les populations riveraines dans bien des zones protégées savent au moins une chose : les promesses sont nombreuses, les mêmes sont répétées par tous les responsables qui passent, mais peu sont réalisées. Il s'agit là de tension populations riveraines/conservation. Si les résultats avec les populations riveraines (plus aptes de par leur culture à intégrer des activités de chasse et de tourisme) sont peu satisfaisants, ce n'est certainement pas avec des éleveurs (plus éloignés du tourisme et de la chasse de par leur culture) que le succès sera à portée de main. Pour l'éleveur, vivre avec son troupeau est bien plus qu'une affaire économique. On peut toujours se lancer dans la perspectives d'anticiper l'évolution des cultures et des valeurs, mais dans un contexte de gestion collective des parcours, notamment en Afrique de l'Ouest, la tâche sera coûteuse, ardue et l'issue très incertaine. - La seconde question, la plus brûlante et la plus délicate est de savoir (je poserai le problème autrement) dans quelles conditions peut –on réussir la conservation sur des espaces exploités par l'élevage, cette exploitation pouvant être totale ou partielle. Les aires protégées, notamment dans les zones à faible potentiel de ressources naturelles comme les pays sahéliens, deviennent de plus en plus les seuls sanctuaires où la faune sauvage peut encore se réfugier. Elles sont de plus en plus morcelées par l'activité humaine. Il est connu que le séparatisme entre l'homme et la faune sauvage dans l'objectif de protéger le second a montré ces limites. Dans certaines zones comme le parc « W », nous avons les pieds dans le tapis. Dans la mesure où le séparatisme semble difficilement envisageable. En s'inspirant des ranchs d'Afrique du sud, je propose que dès à présent on puisse étudier la faisabilité de mise en place d'unités expérimentales élevage / conservation. Les objectifs, méthodes et protocoles de conduite devant être élaborés en concertation avec tous les acteurs (populations locales, administration, chercheurs…). Au Burkina Faso, des concessionnaires privés peuvent être approchés pour une co-gestion d'un tel projet expérimental. Cette démarche aura l'avantage de confronter tous les acteurs dans l'objectifs de produire en co-action, des connaissances au grand bien de la conservation. Il est connu que les écosystèmes des savanes sont particulièrement fragiles. Les besoins des populations sont de plus en plus importants et le développement se fait presque toujours au dépens de la conservation. Et ce n'est pas demain que l'action conjuguée de la dette et des subventions agricoles vont cesser d'exister. Dans ce contexte très agressif à la conservation , nous devons mener des actions beaucoup plus affirmées vers une réelle appropriation de la gestion de ces zones par les partenaires locaux en considérant que l'économique n'explique pas tout. Il ne devrait pas prédéterminer toutes nos actions. Toutefois, il faut que nous le devancions sur le terrain. Si le terrain est vide, d'autres aspirations nous devancerons. Et là, nous serons pris dans le piège de l'économique. Les débats sur la conservation, du moins ce que j'ai pu lire 'intensifient et se cristallisent autour des espaces et des écosystèmes. Quand est-il de la conservation des gènes animales concernant la faune en Afrique de l'Ouest. Je pense que c'est aussi un sujet important qui interpelle. Je m'arrête là et merci à tous de tolérer cette intervention tardive. Bien cordialement, M. Ouédraogo ===================================================================================== 2- Contribution de Mamadou Lamine Dia - 16/11/2004 Chers collègues, Cette deuxième intervention nous arrive tout droit du thème 1 de la conférence et souligne le rôle de reservoir que joue parfois la faune sauvage pour certaines zoonoses. Le constat de l'intéraction santé faune / bétail / humain sera surement illustré de maintes manières au cours de cette conférence et nous oblige à penser "approche globale" pour envisager le controle de certaines maladies à l'interface. Le modérateur, Alexandre Caron Dear Colleagues, This second contribution comes from one from the theme 1 and highlights the role of reservoir that wildlife can play for some zoonosis. It seems obvious that to tackle these issues, a global approach is needed to control diseases at the interface. Le modérateur, Alexandre Caron ------------------------------------------------------------------- Bonjour, Je partage le même point de vue que Papa Assane Diop au niveau des zoonoses. En tant que vétérinaire parasitologue, je dirai que pour beaucoup d'affections parasitaires, le faune sauve constitue hélas un réservoir de parasite. Quel que soit l'effort qu'on peut faire pour traiter les animaux atteints, tant que le réservoir n'est pas assaini, la menace est toujours présente : les trypanosomoses animales, beaucoup de zoonoses en des exemples frappants. Certaines mouches tsé-tsé ont des préférences trophiques (repas sanguins) sur le faune sauvage qui supporte aisément leur infection trypanosomien. Je me permets de vous faire partager une expérience en Mauritanie (je suis mauritanien, ancien chercheur au Centre National de Recherches vétérinaire à Nouakchott ) au niveau de l'hydatidose. On voulait dresser le cycle du parasite d'autant plus qu'avec le service de parasitologie de l'Hopital Minjoh à Besançon et avec des chirurgiens de l'hôpital national de Nouakchott, il s'est avéré qu'après séquençage de Echinoccus granulosus (responsable du kyste hydatique), la souche était la même chez l'homme et le dromadaire. Naturellement le cycle fait intervenir le chien. Notre surprise fut de taille quand nous avons autopsié des chacals. Ils étaient bourrés d'Ehinoccocus granulosus. Ces chacals fréquentant régulièrement les zones des abattoirs et aires d'abattage rendent donc difficile toute action de lutte contre l'hydatidose humaine. La cohabitation entre fauve sauve et animaux domestiques, l'homme et son environnement mériterait donc réflexion. Très cordialement à tous ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ Mamadou Lamine DIA Docteur vétérinaire (DVM) Docteur d'Université (PhD, Parasitologie) CIRDES, BP 454 Bobo Dioulasso Burkina Faso ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ ===================================================================================== 3- Annonce de Jean-Charles Maillard - 16/11/2004 Voici une annonce pour la conference de de la Society for Tropical Veterinary Medicine qui se tiendra a Hanoi, fin juin 2005. Cordialement, Le modérateur, Alexandre Caron This a call for abstracts for the conference of the Society for Tropical Veterinary Medicine in Hanoi in June 2005. Regards, Le modérateur, Alexandre Caron ------------------------------------------------------------------------ STVM 2005 Second Announcement and Call for Abstracts Dear Colleagues, On behalf of the Board and International Organizing Committee we invite you to attend the 8th Biennial Conference of the Society for Tropical Veterinary Medicine which will be held from June 26 through July 1, 2005 in Hanoi , Vietnam at the Melia Hanoi Hotel. This is the Second Announcement and Call for Abstracts. The theme for the Conference will be "Impact of Emerging Zoonotic Diseases on Animal Health". The theme is timely and we are anticipating a full and exciting program. The format for the conference will be as in previous meetings with keynote addresses, specialty symposia, plenary and poster sessions as well as a full social program for delegates and accompanying persons. Abstract submission, Conference registration and hotel arrangements will be done through the website. Please follow the link http://www.stvmvietnam.org to the Conference website for complete details on Conference activities and the program. Please note that the deadline for submission of abstracts will be January 31, 2005 . We encourage you to submit abstracts at your earliest convenience to assure that they are placed in the appropriate sessions. We also encourage you to take advantage of early registration rates available to all delegates. If you have further questions regarding the Conference or program please contact the Organizing Committee at the address below. We look forward to seeing you in Vietnam in June 2005. Edmour F. Blouin, President Jean-Charles Maillard, President-elect and Local Chair Truong Van Dung, Director-National Institute of Veterinary Research ( Hanoi ) STVM 2005 - Hanoi , Vietnam ===================================================================================== 4- Contribution Steve Osofsky (fr/en) - 16/11/2004 The original text in english is following. Bonjour a tous, Pour cette première contribution, une presentation de l'Initiative AHEAD de la Wildlife Conservation Society dont les objectifs sont de développer et favoriser l'intégration des problématiques de santé animales dans les projets de conservation et de développement. Je vous suggère la lecture des 2 documents (on-line ou sur le site LEAD dans le courant de la journée) proposés fruits d'un brassage d'idées intéressantes. Le modérateur, Alexandre Caron ---------------------------------------------------------- L'initiative AHEAD (Animal Health for the Environment And Development – Santé Animale pour le Développement et l'Environnement) a été proposée par la Wildlife Conservation Society (WCS), l'UICN VSG (groupe spécialiste en médecine vétérinaire), UA/BIRA et le groupe spécialiste sud africain de l' UICN pour la gestion durable (IUCN SSC SASUSG) et un certain nombre d'autres partenaires. AHEAD a été développée à partir de la prise de conscience grandissante du rôle important de la santé animale pour la conservation et le développement. A travers le monde, les animaux sauvages et domestiques sont de plus en plus en contact. Sans une connaissance scientifique approfondie et un plan de gestion valide, les conséquences seront nuisibles pour les 2 systèmes à l'interface. Mais je suis sur que l'ensemble des expériences scientifiques mises en commun associé aux outils et techniques que ces sciences développent permettra de réaliser les objectifs de conservation et de développement et particulièrement à l'interface faune /bétail où les intérêts des 2 systèmes se retrouvent côte à côte. L' initiative AHEAD s'attaque aux thèmes importants pour le future de l' élevage, de la faune sauvage et bien sûr des communautés humaines : la compétition pour les pâturages et l'eau, le problème des maladies animales, la sécurité alimentaire locale et globale, les zoonoses et d'autres sources potentielles de conflits liées aux challenges de planification territoriale et aux contraintes sur les ressources. Jusqu'à présent, aucune organisation non gouvernementale, ni aucune agence internationale ni académie n'avaient adressé d'un point de vue holistique le problème de la santé de la faune, du bétail et humaine au niveau des écosystèmes. Nous croyons que des solutions bénéfiques (« win-win ») à la fois pour la santé, pour l'utilisation des terres et pour les défis d'ordre socio-économique existent. Nous espérons que AHEAD favorisera l'échange d' idées qui permettront l'avènement d'initiatives concrètes et créatives pour résoudre les défis de conservation et de développement à l'interface bétail / faune / santé humaine et catalysera ces solutions. En favorisant une expertise régionale pouvant s'appuyer sur des expériences passées et en cours, en favorisant les réseaux de communications faisant souvent défaut même au sein de communautés scientifiques partageant pourtant des domaines d 'intérêts et en apportant une approche globale, cette initiative peut bénéficier aux projets visant les aires protégées qu'elles soient intégrales ou partielles, gouvernementales ou privées, les communautés des zones tampons les entourant ainsi que les corridors naturels, bref tous les endroits où des tensions et des défis menacent l'interface faune / bétail. Les conflits entre l'élevage et les ressources naturelles doivent être gérés inévitablement afin d'espérer une coexistence pacifique entre les 2 secteurs dont tant de vies humaines dépendent. Il semble que la composante « dissémination de l'information » de AHEAD soit relativement similaire à celle de la mission du LEAD. AHEAD développe aussi des projets de terrain dans les écosystèmes où les membres de l'équipe AHEAD ont été sensibles à l'importance des sciences de la santé pour le succès des initiatives de développement et de conservation. Un de ces projets est le Great Limpopo Transfrontier Conservation Area (TFCA) développé au Mozambique , au Zimbabwe et en Afrique du Sud. Un groupe de travail AHEAD, le GLTFCA s'est concentré sur la zone de convergence entre la santé, la conservation et le développement ces dernières années. Les comptes-rendus de ces rencontres et de différents supports médiatiques issus de ces discussions sont disponibles sur le site AHEAD http://www.wcs-ahead.org/ . Vous noterez aussi la présence sur ce site d'un certain nombre de documents relatant les activités et objectifs d'autres projets (lien pour le GLTFCA : http://www.wcs-ahead.org/workinggrps_limpopo.html ). En résumé, l'objectif général du programme GLTFCA est : Faciliter le succès des projets de conservation et développement au sein du GLTFCA par une vision intégrée basée sur une recherche appliquée innovatrice et pluridisciplinaire permettant le suivi et la surveillance sanitaire à l' interface entre la santé animale domestique et sauvage, les ressources et services de l'écosystème et le bien-être des communautés. Deux documents sont mis à la disposition de la conference: - Le premier est extrait du journal Conservation Biology (intitulé "Joining Forces to Improve Our World"), et s'appuie sur la résolution de Pilanesberg appelant à “la reconnaissance des sciences de la santé animale comme indispensable pour la mise en place et la gestion de programmes durables pour le bétail et la faune sauvage ». Cette résolution, aux mots précis et exacts a été acceptée à l'unanimité par les membres de la Wildlife Disease Association et de la Society for Tropical Veterinary Medicine several years ago. Cette résolution est aussi en ligne http://www.wildlifedisease.org/ , et reste toujours d'actualité notamment pour ce thème. - Le second est un document en cours d'élaboration pour le programme AHEAD Great Limpopo Transfrontier Conservation Area Working Group. Il est intitulé "Sustaining animal health and ecosystem services in large landscapes: Concept for a program to address wildlife, livestock and related human and ecosystem health issues in the Greater Limpopo Transfrontier Conservation Area." et est aussi en ligne http://www.wcs-ahead.org/workinggrps_limpopo.html . Il sera aussi intéressant pour la conference. J'espère que cette contribution sera utile pour la conference du LEAD et je suis dispose à vous faire parvenir plus d'information si nécessaire. Sincèrement, Steve Osofsky, DVM Wildlife Conservation Society- Field Veterinary Program Senior Policy Advisor, Wildlife Health WCS AHEAD Coordinator IUCN SSC VSG member ================================================================== The AHEAD (Animal Health for the Environment And Development) initiative is a collaborative product of the Wildlife Conservation Society (WCS), the IUCN VSG, AU/IBAR, the Southern Africa Sustainable Use Specialist Group (IUCN SSC SASUSG), and a range of other partners. AHEAD was initiated in response to the growing recognition of the critical role of animal health in both conservation and development. Throughout the world, domestic and wild animals are of course coming into ever-more intimate contact. Without adequate scientific knowledge and planning, the consequences can be detrimental on one or both sides of the proverbial fence. But I am sure you would agree that with the right mix of expertise armed with the tools that the animal health sciences provide, conservation and development objectives have a much greater chance of being realized— particularly at the critical wildlife / livestock interface where conservation and agricultural interests meet head-on. The AHEAD initiative focuses on several themes of critical importance to the future of animal agriculture, wildlife, and, of course, people: competition over grazing and water resources, disease mitigation, local and global food security, zoonoses, and other potential sources of conflict related to the overall challenges of land-use planning and the pervasive reality of resource constraints. To date, neither nongovernmental organizations, nor aid agencies, nor academia have holistically addressed the landscape-level nexus represented by the wildlife health / domestic animal health / human health triangle. We believe that ‘win-win' solutions to health, land-use, and broader socioeconomic challenges are attainable. We hope that AHEAD, created to foster a sharing of ideas that will lead to concrete and creative initiatives addressing conservation and development challenges at the livestock / wildlife / human health interface, can help catalyze these solutions. By bringing regional expertise together to compare lessons learned, fostering communications networks that are often lacking even among practitioners in relatively close proximity, and by bringing a global perspective to problems that can benefit from the experiences of other regions, this initiative can pay dividends for protected areas as well as buffer zone communities, for core areas as well as conservancies and corridors— the places where tensions and challenges at the livestock / wildlife interface are greatest. Conflicts between livestock and natural resources must obviously be dealt with if there is to be any hope for peaceful coexistence between the two sectors upon which so many people's livelihoods depend. While I believe the 'information dissemination' component of AHEAD is similar to LEAD's mission, we are also developing field projects in the landscapes where expert AHEAD team members feel that the health sciences are absolutely critical to meaningful development and conservation success. One of those landscapes is the Great Limpopo Transfrontier Conservation Area (TFCA) being developed by Mozambique , Zimbabwe and South Africa . An international AHEAD GLTFCA Working Group has been focusing on the intersection of health, conservation, and development there over the past year. The notes from those meetings as well as a wide range of other supporting multi-media materials are available on the AHEAD website at http://www.wcs-ahead.org/. You'll note that a number of AHEAD Working Groups have space on this site, so please click on the "Great Limpopo TFCA Working Group" section ( http://www.wcs-ahead.org/workinggrps_limpopo.html ) for access to meeting minutes, etc. In summary, the overall objective of the AHEAD GLTFCA program is to: Facilitate development and conservation success in the GLTFCA through integrated understanding based on innovative inter-disciplinary applied research, monitoring and surveillance at the interface between wild and domestic animal health, ecosystem goods and services, and human livelihoods and wellbeing. Below I've attached two relevant documents. The first, a reprint from the journal Conservation Biology (entitled "Joining Forces to Improve Our World"), highlights the Pilanesberg Resolution which called "for the recognition of animal health sciences as critical to the design and management of sustainable programs for both livestock and wildlife." This carefully worded resolution was unanimously endorsed by members of the Wildlife Disease Association and the Society for Tropical Veterinary Medicine several years ago. The Resolution is also posted at http://www.wildlifedisease.org/ , and remains quite relevant today in terms of the issues I believe you will be addressing in your electronic conference. The second attachment is a work-in-progress of the AHEAD Great Limpopo Transfrontier Conservation Area Working Group referred to above. The concept piece is entitled "Sustaining animal health and ecosystem services in large landscapes: Concept for a program to address wildlife, livestock and related human and ecosystem health issues in the Greater Limpopo Transfrontier Conservation Area." It is also available at http://www.wcs-ahead.org/workinggrps_limpopo.html . I believe you might find the approach delineated of interest. I hope these materials are potentially helpful to the LEAD electronic conference. If I can provide any further information, please do not hesitate to contact me. Sincerely, Steve Osofsky, DVM Wildlife Conservation Society- Field Veterinary Program Senior Policy Advisor, Wildlife Health WCS AHEAD Coordinator IUCN SSC VSG member ===================================================================================== 5- Contribution de Roland ZIEBE - 16/11/2004 Cher tous, Roland Ziebe dans sa reflexion soulève 3 points critiques: - le développement de l'interface faune / bétail par la mise en place de projets intégrant conservation et développement. - le manque d'approche globale de ces meme projets ne permet pas d'estimer certains impacts des actions entreprises et notamment le risque sanitaire. - la faiblesse des institutions nationales pour evaluer ce risque. Ainsi, en développant des projets de conservation et de développement qui augmentent le risquer sanitaire (est-ce toujours vrai?), il faudrait surement automatiquement prevoir une estimation et un suivi du risque. Le modérateur, Alexandre Caron Dear all, Roland Ziebe raises 3 critical points in the following text: - Conservation and development projects tend to increase the wildilfe / livestock interface. - But the lack of global approach of these projects limits the control over the sanitary risk. - No national capacity exists in the wildlife veterinary field. By implementing conservation and development projects increasing the sanitary risk (is it always true?), one should include a disease monitoring aspect in projects' workplan. Le modérateur, Alexandre Caron ------------------------------------------------------------------------------------ Monsieur le modérateur, Je viens de lire avec beaucoup d'intérêt votre texte introduction du 2ième thème de la conférence. Voici à chaud et en vrac ma réaction. Elle pourrait être peaufinée et complétée par la suite. Merci pour l'initiative. Sincère considération. ======================= Il est incontestable que les systèmes de production agrico-pastorale dans leur globalité a connu ces dernières décennies une évolution assez importante (surface occupée, technique de production, demande de nourriture, …). Les facteurs qui expliquent cette évolution ont été largement présentés lors de la première conférence. La faune sauvage se trouve aujourd'hui menacée autant par l'action anthropique que par les maladies issues des animaux domestiques et vice versa. Trois aspects primordiaux pourraient constituer des points focaux d' attention. 1. La proximité encouragée par les actions de conservation de la biodiversité. Pour limiter des prélèvements dans les parcs, beaucoup de programmes/projets/actions ont proposé pour les populations riveraines l' intensification des leurs petits élevages et la diversification des sources des protéines d'origine animale. Ceux –ci, dans un contexte où la couverture sanitaire est insuffisante ou nulle est en soi un grand risque. 2. Le cloisonnement des programmes de conservation de la biodiversité Les diagnostics de départ étant souvent posés uniquement sous l'angle de la conservation, l'exécution des dits programmes entraîne de "bons résultats" qui en fait créent d'autres problèmes. Il est rare par exemple - cas du Cameroun au moins - de voir des vétérinaires s'impliquer dans ces actions. Les programmes de formation devraient intégrer la « médecine exotique », ce qui permettraient de susciter un engouement pour ce genre d'action. 3. La structuration insuffisante des organisations et institutions locales Il faut également déplorer l'absence d'organisations locales outillées capables de prendre à bras le corps cette problématique. Qu'elle soit au sein du corps professionnel vétérinaire, des éleveurs ou même des agriculteurs pionniers riverains des zones cynégétiques, le socle indispensable pour une gestion durable intégrant le aspects santé publique et conservation de la biodiversité n'existe pratiquement pas. Il faudrait donc, dans un processus de renforcement de capacité réfléchir sur des stratégies qui font appel à tous les acteurs impliqués et qui repose sur des organisations et institutions locales. Roland ZIEBE DMV Nord-Cameroun Programme d'Appui au Développement de l'Elevage dans le canton de Boboyo B.P. 988 Maroua Cameroun ===================================================================================== 6- Contribution de Héry Coulibaly - 17/11/2004 Bonjour à tous, Le témoignage ci-dessous du Dr. Coulibaly souligne que l'interface faune / bétail est en expansion et que les risques sanitaires augmentent au fur et a mesure que la pression démographique (humaine et donc animale) augmente et que des utilisations des ressources naturelles changent ou s'adaptent. Il semble que l'interface soit une zone d'émergence ou de ré-émergence de maladies et que sa surveillance soit nécessaire. Il soulève aussi la question de la surveillance: elle doit être adaptée au risque et profitée sanitairement et/ou économiquement pour se justifier. Alors quelle surveillance et à quel prix? Et quels sont les outils de la surveillance de demain à l'interface? Le modérateur, Alexandre Caron Dear all, Dr. Coulibaly has been a witness these last forty years in Mali of the increasing factors which have lead to the development of the wildlife / livestock interface. These factors are human and livestock increasing density; natural resource use... It seems that this interface is a potential zone of emergence or re-emergence of diseases and therefore should be under control. But this surveillance should be adapted to the risk and sanitarily or/and economically profitable (it should not be over expensive for an elusive outcome). So what kind of surveillance? At what cost? And which tools to monitor this interface? Le modérateur, Alexandre Caron ---------------------------------------------------------------------------- Bonjour à tous. C'est avec plaisir que je participe à débat. Le thème présenté est très intéressant et je pense qu'il faut intégrer dans ce sujet l'aspect évolution socio-économique de la population humaine. Il y a quarante ans, au Mali, le nombre de famille possédant une vache était très faible. Les gens cultivaient la terre pour la consommation familiale essentiellement et non pour le marché, qu'il soit local ou international. Les familles qui possédaient des animaux étaient les plus respectées et constituaient des références en terme de réussite sociale. L'attitude développée a été d'élever les animaux (bovins surtout) pour avoir un rang social. C'était aussi une façon de faire des économies. Les maladies animales n'étaient pas aussi bien connues du point de vue scientifique. Et les contacts entre faune et bétail n'étaient pas aussi fréquents. Les mouvements des animaux étaient assez limités dans l'espace. Les progrès de la médecine aidant, les mortalités ont régressé aussi bien dans la population humaine qu'animale. Les besoins alimentaires ont augmenté en même temps que les besoins économiques. L'augmentation de la population animale va exercer une pression sur les ressources naturelles et augmenter les risques de contact entre faune et bétail. Si pour certaines maladies, il était établi les possibilités de passage d'une espèce à une autre, les situations vécues ces dernières années ont démontré les possibilités de franchissement de la barrière de l'espèce par d'autres germes. L e rétrécissement de l'espace, les changements climatiques défavorables, la mobilité et le commerce des animaux domestiques ou sauvages etc, sont autant d'éléments favorisant les contacts entre espèces et la propagation de maladies. Le risque sanitaire zéro au niveau du commerce international est très difficile à atteindre. En plus les populations se déplacent (tourisme) à la recherche de fruits, repas ou pratiques "exotiques" non sanitairement sûr. Je suis d'avis que la question du risque sanitaire est à repenser mais dans quel sens avec des instruments nouveaux. Il faut cependant éviter d'avoir des systèmes de surveillance épidémiologiques plus coûteux que la gestion des épizooties ou des épidémies. Les nouveaux instruments devraient être spécifiques (milieu urbain, milieu rural, zones climatiques...) pour permettre une caractérisation plus fine. Je m'arrête là pour le moment et merci à tous. Dr Héry COULIBALY ===================================================================================== 7- Contribution informelle de Marc Artois - 17/11/2004 Chers collègues, Marc Artois nous a envoyé le rapport de la réunion du groupe de travail sur les maladies de la faune sauvage de l'OIE de février 2003. Ce document nous donne une liste presque exhaustive des maladies à l'interface et de l'état des connaissances sur ces maladies. Il mentionne le besoin de développer les systèmes de surveillance ciblant la faune et l'interface faune / bétail et préconise le développement d'une page web consacrée aux maladies de la faune. La classification OIE de ces maladies va changer en 2005. Est-ce que nous pourrions identifier celles qui présentent le risque le plus important à l'interface faune / bétail en fonction du type de risque: risque pour la santé humaine, animale, risque économique, risque pour la conservation de la biodiversité? Le modérateur, Alexandre Caron Dear Colleagues, Marc Artois sent us the report of the meeting of the OIE working group on wildlife diseases (02/03) This document gives us an almost exhaustive list of wildlife diseases at the interface and some current knowledge on these diseases. It stipulates the need for wildlife epidemiosurveillance systems and proposes the development of a web page focusing on wildlife disease issues. The OIE classification will change in 2005; Can we identify from the wildlife perspective, the diseases which have the highest risk at the wildlife / livestock interface and according to the risk type: human and animal health risk, economical risk, biodiversity conservation risk? Le modérateur, Alexandre Caron ===================================================================================== 8- Contribution Jeremy Bouyer - 17/11/2004 Chers collègues, Voici une contribution pertinente de Jeremy Bouyer sur l'interaction entre les trypanosomoses et les aires protégées. En effet ces dernières permettent la conservation de l'agent pathogène, du vecteur et des réservoirs de la maladie. L'effet indirect est un certain respect "forcé" des aires protégées par les éleveurs. La gestion d'une telle interface est alors difficile: l'aspect conservation invite à la persistance de l'agent pathogène (pour conserver l'aire protégée et parce que l'agent pathogène est endémique à l'écosystème et donc naturel) alors que l'aspect développement de l'élevage propose un contrôle efficace de l'agent pathogène. Développer une gestion intéressante pour les 2 parties, nécessite des équipes pluridisciplinaires (rares) et des outils spécialisées (certains sont cités). Le modérateur, Alexandre Caron Dear colleagues, This contribution from Jeremy Boyer deals with protected areas and trypanosomiasis. Protected areas tend to harbour the pathogen, the vector (glossina sp.) and the reservoirs (wildlife mammals sp.) of the disease. The indirect effect is the "forced" respect of the protected areas by livestock owners. But management of such an interface is difficult: the conservationist would like to keep the pathogen in its area (to conserve the area and because the pathogen belongs to the natural species community) but on the development side, one would require the pathogen to be controlled for the sanitary health of the livestock sector. To develop an interesting management for both sides, one needs a multi-disciplinary team (too rare) and specialised tools such as PCR, GIS and remote censing. Le modérateur, Alexandre Caron ------------------------------- Bonjour, Je tiens tout d'abord à remercier tous les participants pour les contributions très intéressantes que j'ai pu lire au cours de cette conférence. Je désire apporter une contribution ciblée à la fois géographiquement (Burkina mais applicable à la majorité de la zone ouest-africaine sub-humide) et sanitairement (je ne parle que des trypanosomes). Au Burkina, les zones conservées constituent un risque trypanosomien ajouté réel pour le bétail les fréquentant par la combinaison de deux facteurs : - d'abord parce qu'elles conservent en même temps que la faune, la glossine de savane Glossina morsitans submorsitans, qui est actuellement limitées aux aires protégées du sud du pays : celle ci est très rapidement détruite lorsque la densité humaine augmente, or c'est un excellent vecteur de T. congolense, espèce très pathogène pour le bétail. - ensuite parce que les souches qui circulent chez les animaux sauvages sont beaucoup plus pathogènes pour le bétail que les autres. Cependant, cela est perçu par les éleveurs et c'est même la première limite au pâturage de ces parcs, en tout cas en ce qui concerne la forêt de Diéfoula (on peut remarquer que le parc du W, où morsitans a été pratiquement éliminée par une campagne de lutte, il y a beaucoup plus de transhumants). Du point de vue de la conservation, l'effet des glossines est donc positif. Mais doivent-elles elles même être conservées? Des études en cours sur le Mouhoun révèlent qu'au Burkina, ce sont les interfaces qui sont les plus dangereuses, les glossines bénéficiant simultanément d'un écosystème favorable et d'une source de nourriture abondante (le bétail): effet lisière... La densité des glossines riveraines y est alors beaucoup plus élevée qu'en plein coeur d'une zone protégée. Les outils utilisés pour étudier l'épidémiologie spatiale des trypanosomoses (SIG, Télédétection, PCR) chez le bétail permettent d'étudier le problème et de proposer des solutions concrètes. Ainsi, sur le fleuve Mouhoun où seules les glossines riveraines persistent, nous avons remarqué qu' il est beaucoup plus dangereux de classer une seule rive que les deux simultanément car la densité des glossines est beaucoup plus élevée dans le premier cas, leur taux d'infection aussi. Si une telle mesure était appliquée (forêt classée des deux côtés d'une même rive), elle constituerait un système win-win, pour reprendre une contribution précédente, puisque la faune et le bétail en profiterait. Cependant, il est important de remarquer que rares sont les équipes travaillant à la fois sur la protection du bétail et de la faune, et que dans notre cas, nous n'avons ni les moyens financiers pour étudier l'aspect faune, ni d'interlocuteurs intéressés par ce aspect. Dans ce sens, je remercie les organisateurs de cette conférence qui ont permis cet échange d'informations. Cordialement, Jérémy Bouyer Docteur Vétérinaire Ecologie des vecteurs CIRDES 01 BP 454 BURKINA FASO ===================================================================================== 9- Contribution de Jean Hars - 18/11/2004 Chers Collègues, Jean Hars nous met à disposition un article en cours de parution sur l'épidémiosurveillance de la faune en France et notamment le rôle du sanglier comme réservoir de maladies transmissibles aux cheptels et à l'homme. Ce document expose des méthodes de surveillance, d'analyse et de gestion du risque. Il est abordé le cas de la tuberculose qui semble ré-émergée en France (ou plutôt les réservoirs de faune se révèlent à mesure qu'on les explore), celui de la brucellose porcine absente depuis 30 ans chez le porc domestique mais présent chez les sangliers ou encore celui de la trichinellose et son risque zoonotique. A la lumière de ce document, les réservoirs sauvages de maladies contagieuses en France nécessite dans le contexte économique et social européen une épidémisurveillance importante. Mais ces outils et méthodes sont-ils utilisables dans les zones d'interface des pays en voie de développement? L'impact des maladies à l'interface est-il une priorité pour les services de l'élevage ou de l'environnement: la tuberculose, la brucellose, la fièvre aphteuse sont-elles des priorités en zone pastorale? Le modérateur, Alexandre Caron Dear colleagues, Jean Hars from the French wildlife game management office gives us an article (in press): "Sanitary impact of the increasing wild boar densities in France". It states, by using epidemiosurveillance and risk analysis techniques, that wild boar densities are a risk for domestic pigs (classical swine fever, Aujesky disease), livestock production (tuberculosis, brucellosis) and human health (trichinellosis). Outdoor ranching is a developing sector for domestic pig farming in France. The consequence is a higher contamination risk from wild boar, the fencing being up to now inadequate and the game management being not able to control the explosion of wild boar populations. Bovine tuberculosis has been diagnosed in deer and wild boar as it was thought to be on the fringe of extinction in France. Therefore, it seems that the control of the interface is needed in the French socio-economical context. But can we use these tools and techniques in the context of developing countries? Is the impact of such contagious diseases a priority for livestock and environment ministries: are bovine tuberculosis, brucellosis, foot and mouth disease are trichinellosis critical diseases for pastoral systems? Le modérateur, Alexandre Caron --------------------------------------------------------------------- En tant que vétérinaire à l'ONCFS chargé par la DGAl (Ministère de l'agriculture) de la surveillance et de la gestion des maladies de la faune transmissibles aux animaux domestiques et à l'homme sur le territoire français, je n'ai que très peu d'expérience sur l'interface sanitaire faune / bétail en régions chaudes et arides. Je n'ai abordé qu'une fois le sujet dans le cadre d'une mission effectuée en 2002 dans le parc W et sa périphérie, mission axée principalement sur la transmissibilité de virus entre les carnivores domestiques et sauvages. Je me permet toutefois de joindre à ce message un article de synthèse sur la transmission de maladies entre suidés sauvages (sangliers) et animaux d'élevages (principalement le porc mais aussi les bovins pour la tubreculose) et l'impact de l'augmentation des effectifs de sangliers sur le risque sanitaire. Cet article va paraitre dans la revue Game and Wildlife dans les actes du symposium de Paris (juillet 2004): "La faune sauvage: une ressource naturelle". Je pense qu'il présente un bon exemple d'une problématique sanitaire faune - bétail, sachant que le sanglier est une des espèces qui nous pose actuellement le plus de problèmes sanitaires en France (PPC, brucellose, Aujesky, trichinellose, tuberculose.....). Cette problématique est sans doute transposable à d'aures situations en régions chaudes impliquant les suidés sauvages (phacochères,;...) pour la PPA, la brucellose ou certaines maladies parasitaires. Jean HARS Unité sanitaire de la faune Office national de la chasse et de la faune sauvage 38610 GIERES ===================================================================================== 10- Contribution de Djenontin Jonas - 18/11/2004 Voici un commentaire technique sur la contribution de Jeremy Bouyer. C'est un bon exemple d'adaptation du système de production à la situation sanitaire à l'interface faune / bétail. Dans ce cas, c'est le secteur de l'élevage qui s'adapte à l'interface. Faut-il contrôler aussi les populations sauvages pour diminuer le risque de transmission? Par exemple dans l'intervention précédente nous avions le cas du contrôle de l'agrainage pour diminuer les populations de sangliers; cet exemple peut se transposer au contrôle des populations de phacochères dans les villages en Afrique(zones musulmanes) pour gérer les épidémies de peste porcine africaine. Le modérateur, Alexandre Caron Djenontin Jonas replies to Jeremy Bouyer on the trypanosomiasis issue. He sites the case in Benin of cross-breeding in cattle herds in order to bring together trypanosomiasis resistance and good production levels on the edge of protected areas. In this case, the livestock sector adapts itself to the sanitary condition at the interface. Can we also control wildlife populations in order to reduce the transmission risk? In the previous contribution, it was proposed to control the artificial feeding of wild boar populations to reduce densities; the same could be done in Africa where warthogs population in village (Muslim zone) are a risk of African Swine Fever epidemics in free-ranging domestic pig. Le modérateur, Alexandre Caron ---------------------------------------------------------------------------- Chers collègues Je suis entièrement d'accord avec les observations de Docteur Bouyeur. Mais je suis resté sur ma fin car une pratique rencontrée au Nord-Est du Bénin permet à certains éleveurs de réaliser des croisements complexes entre la race locale trypanotolérante et les zébus. L'objectif est d'avoir entre autres des sujets assez proches de la race locale (la Borgou) de point de vue de la trypanotolérance et de la résistance à certaines maladies et assez proches des zébus surtout du point de vue du gabarit. Ce sont surtout les troupeaux constitués de ces sujets qui seraient les plus rencontrés dans les zones de forêts. J'aimerais savoir si les mêmes constats sont faites dans votre région très proches du Bénin. j'attire votre attention par exemple sur la race Djelli en provenance surtout du Burkina et qui intéresse de plus en plus les éleveurs autour de Banikoara et Karimama c'est à dire autour de la zone du Parc du W. A bientôt. Djenontin Jonas CRA NORD INA INRAB BP 789 Parakou, Bénin. ===================================================================================== 11- Contribution de Kathy Alexander (en) - 18/11/2004 Kathy Alexander nous incite par son article (que vous pouvez retrouver au http://www.virtualcentre.org/fr/ele/econf_02_faune/download.htm ou directement par un clic ici au format Word) à surveiller le risque sanitaire potentiel que l'homme peut représenter pour la faune sauvage. Elle site l'exemple de l'infection du virus HIV et ses co-infections potentielles. Récemment, la tuberculose humaine a été diagnostiquée chez certaines espèces de mangoustes et de suricates en Afrique du Sud et au Bostwana. Il serait facile de trouver d'autres exemples de telles contaminations (notamment homme-primates) mais peut de projets regardent à l'interface dans l'optique d'une contamination de l'homme vers l'animal. Le modérateur, Alexandre Caron Kathy Alexander in her article (on-line: http://www.virtualcentre.org/fr/ele/econf_02_faune/download.htm or directly by a clic here) highlights that we should also look at the wildlife / human interface from the point of view of potential contamination from human to wildlife species. Cases of human tuberculosis have been diagnosed in meerkats and mongooses in the South African region and links with the HIV infection and its common co-infections have been investigated. Other examples can be find (diseases transmission from human to primates) but too few projects look at this interface from this side. Le modérateur, Alexandre Caron -------------------------------------------------------------- Dear Alexandre, I am limited to some extent due to my language limitations in the French discussions and documents. However if I am not too off the mark, I would like to add the following: Presently, the conference discussions have focused on pathogen emergence and persistence dynamics between wildlife and livestock and resultant public health implications among others. The identification of the role humans play in infectious disease dynamics has been limited largely to the potential anthropogenic effects on pathogen occurrence, spread and persistence in wildlife and domestic animals. Our research in Botswana indicates that humans themselves can act as a pathogen reservoir for free ranging wildife(Alexander et al, 2000). In identifying the predictive determinants for pathogen invasion and developing surveillance strategy, it is important to recognize the potential role that humans can play in the host parasite ecological continuum. Together with my co investigator Peter Hudson (PSU), we are actively pursuing this area of research in Chobe Botswana . We are at an early stage, but will send you some information. I look forward to participating further in this conference. Thank you, Kathy Alexander PhD DVM President CARACAL Centre for Conservation of African Resources: Animals, Communities and Land Use PB K60 Kasane , Botswana Website: http://www.caracal.info/ ===================================================================================== 12- Contribution de Kathy Alexander - 2 (en) - 18/11/2004 Kathy Alexander a désiré répondre à la question posée par le modérateur dans l’introduction à la contribution de Jean Hars: “Mais ces outils et méthodes sont-ils utilisables dans les zones d'interface des pays en voie de développement? L'impact des maladies à l'interface est-il une priorité pour les services de l'élevage ou de l'environnement: la tuberculose, la brucellose, la fièvre aphteuse sont-elles des priorités en zone pastorale? » Elle site l’exemple de la tuberculose bovine dans le parc national du Kruger qui menace à la fois la conservation des espèces sauvages et les systèmes de production d’élevage. L’intérêt des autorités compétentes ne naît que lorsque le risque sur le secteur de l’élevage est important et souligné par les autorités vétérinaires. Quand les maladies menacent la faune, l’intérêt n’est souvent pas au rendez-vous. Le choix du contrôle/ de l’action repose sur des bases économiques. Le modérateur, Alexandre Caron Kathy Alexander would like to comment the questions raised in the introductive wordsof the contribution from Jean Hars, namely: "But can we use these tools and techniques in the context of developing countries? Is the impact of such contagious diseases a priority for livestock and environment ministries: are bovine tuberculosis, brucellosis, foot and mouth disease are trichinellosis critical diseases for pastoral systems?" Le modérateur, Alexandre Caron --------------------------------------------------------------------------- It is my experience in Africa (as I am sure elsewhere) that disease control has different priorities and agendas with related financial support and control options depending on the camp (environmental ministries, veterinary authorities). Wildlife reservoir host exclusion (buffalo) and livestock vaccination have been the approach for foot and mouth control in Africa supported by a substantial financial platform for implementation. M. Bovis infection in wildlife, while devastating to wildlife systems (e.g. Kruger) becomes urgent and a financial priority only when disease transmission to domestic animals could be a problem. And thus little is presently being done (surveillance or management) about M. bovis infection in wildlife in Southern Africa , despite the fact that this disease poses the largest threat to wildlife in the region and will be ecologically devastating. Therefore, ultimately, tools and techniques which can be made available in controlling disease in this interface will often be decided on the valuation of impact and the relevance to the national economy particularly in the third and developing worlds. Infectious disease threats to wildlife health and biodiversity are generally not considered priority in National budgets in the disease control sectors. Developing value for wildlife through sustainable utilization activities will hopefully evolve into support from Government for disease control activities that aim to protect wildlife from domestic animal diseases. At present there are still many who view disease as a stochastic event in wildlife ecology. CARACAL Centre for Conservation of African Resources: Animals, Communities and Land Use PB K60 Kasane , Botswana Website: http://www.caracal.info/ ===================================================================================== 13- Contribution de Jeremy Bouyer (2) - 18/11/2004 Jeremy Bouyer joint 3 références à son message (disponible en lui demandant): Il répond aussi à Djenontin Jonas sur l’utilisation des races trypanotolérantes dans les zones à fort risque trypanosomien. Le modérateur, Alexandre Caron Jeremy Bouyer has sent 3 references (Available by asking him). He also answers to Djenontin Jonas about the use of trypanotolerant cattle breeds where the risk is the highest. Le modérateur, Alexandre Caron -------------------------------------------------------------------------------------- Chers collègues, je répond aux observations de Djenontin Jonas sur l'utilisation des races trypanotolérantes. Le CIRDES étudie cet aspect de très près, et a même un programme de conservation des races locales trypanotolérantes, qui sont menacées partout où la menace trypanosomienne régresse. En effet, elles sont alors croisées sans contrôle avec le zebu car il apporte des caractéristiques zootechniques plus intéressantes pour l'éleveur (format, production de lait par exemple) ce qui conduit en général à la disparition des races locales pures. Au Burkina, la race la plus utilisée pour les croisements est le Baoulé alors que c'est le Ndama au sud-est du Mali. Il est intéressant de remarquer qu'on trouve effectivement ces races pratiquement pures partout où il reste G. morsitans submorsitans , notamment au niveau de la périphérie des réserves de faune (forêt de Diéfoula). Là où la contrainte trypanosomienne est plus faible, comme la périphérie de Bobo Dioulasso, seuls les metis baoulé/zébus sont élevés car ils répondent aux critères mixtes de sélection des éleveurs locaux (production et résistance aux maladies). Enfin, au nord du pays (Dori), on trouve des zébus purs. Cordialement, Jérémy Bouyer References : - de la Rocque, S., Michel, V., Pin, R. 2004. Remote sensing and epidemiology : example of applications for two vector-born diseases . Comparative Immunology, Microbiology and Infectious Diseases (in press).(Available by asking Jeremy Bouyer) - de la Rocque, S., Michel, J. F., Cuisance, D., De Wispeleare, G., Solano, P., Augusseau, X., Arnaud, M. & Guillobez, S. 2001 Du satellite au microsatellite. Le risque trypanosomien. Une approche globale pour une décision locale. Montpellier : CIRAD. - Van Den Bossche, P., De Deken, R. & Geerts, S. 2003 Trypanosomiasis in southern Africa . Old challenges - new threats. Newsletter on Integrated Control of Pathogenic Trypanosomes and their Vectors 7 , 11-13. ===================================================================================== 14- Contribution de Jean Hars (2) - 18/11/2004 Pour conclure cette journée de débat, voici une réaction de Jean Hars que je ne résumerais (sauf en anglais) tant elle se suffit à elle-même. Le modérateur, Alexandre Caron Agreeing fully with the last contribution of Kathy Alexander, Jean Hars explains that when he decided to work on wildlife epidemiosurveillance, he had to convinced the ministry of agriculture and fishing that the economical impact on the livestock sector would be positive. Five years after the opening of his job, another veterinarian doctor has just joint his unit. Once the first step has been taken, it seems that the surveillance of the interface proves to benefit the livestock sector. Jean mentions also the SAGIR network which is managed and financed up to 90% by the game hunting sector; this network seems not to be dependant on the economic factor and realises interesting surveillance objectives. Le modérateur, Alexandre Caron ---------------------------------------------------------------------------------------------------- Je suis on ne peut plus d'accord avec K Alexander !! au point que cette conception des choses a même totalement orienté ma carrière : cherchant à travailler à temps dans le domaine de l'épidémiosurveillance de la faune, c'est bien parce que convaincu que l'enjeu économique prime que j'ai mis en avant le risque sanitaire lié à la faune sauvage auprès du MAP pour obtenir l'ouverture de mon poste...et cela a marché et 5 ans plus tard, une nouvelle véto vient d'être nommée à l'USF, principalement pour me seconder, dans un contexte financier pourtant peu riant en 2004. Il ne faut toutefois pas oublier qu'en France, le risque sanitaire pour la faune sauvage (plus à dessein cynégétique que conservation pure, d'ailleurs) est néanmoins bien pris en compte: en atteste le succès du réseau SAGIR qui est managé et financé à 90% par les milieux cynégétiques, sans que l'aspect économique soit prépondérant. Jean HARS Unité sanitaire de la faune Office national de la chasse et de la faune sauvage 38610 GIERES ===================================================================================== 15- Contribution de Moumouni Ouedrago - 19/11/2004 Bonjour à tous, C’est une contribution de Moumouni Ouedrago qui ouvrira le débat aujourd’hui. Partant du constat que les systèmes de conservation (j’entends les différents types d’aires protégées)et d’élevage sont indissociables et que l’interface faune / bétail est omniprésente en Afrique de l’Ouest, il ajoute que la situation sanitaire n’est pas maîtrisée dans les zones pastorales et sédentaires. Alors si les services vétérinaires ne gèrent pas la santé du secteur de l’élevage, à l’interface le constat est pire : une frontière perméable aux pathogènes dans un sens comme dans l’autre. M. Ouedrago semble pencher pour l’avenir économique du secteur de l’élevage, pour des mesures de contrôles des agents pathogènes et vecteurs dans les zones protégées, avec le suivi écologique nécessaire pour mesurer les impacts sur les populations sauvages. Cependant comme la plupart des intervenants précédents, il souligne le cloisonnement des professionnels de la santé animale du côté de la conservation ou du coté de l’élevage. Pour changer cet état, il est du devoir des scientifiques et techniciens que nous sommes de communiquer auprès des responsables politiques (et je rajoute auprès du public). Finallement, le message de Moumouni Ouedrago se conclut en disant que pour le risque sanitaire,les frontières n’existent pas ni entre les systèmes de conservation et d’élevage, ni entre les pays et que seul un « diagnostic complet » des situations nous permettra de gérer efficacement. Pour réagir et pour faire réagir, j’ajouterais que si l’on commence à contrôler les vecteurs, les agents pathogènes etc. dans les zones naturelles, il faudra bien à un moment nous arrêter à une frontière. En effet, pour s’intégrer aux marchés internationaux, les mesures de contrôle nécessaire peuvent sembler dans le cas de l’Afrique infinie. Dans la région sud africaine, les exports de viande àl’international ont été rendus possible en posant une frontière physique imperméable (quasiment) entre la faune et le bétail. Le modérateur, Alexandre Caron Dear all, Moumouni Ouedrago from the game ranch of Nazinga in Burkina Faso opens today’s talks. He starts by stating that conservation and livestock systems cannot be separated in West Africa and that the sanitary situation is not well managed in pastoral and agricultural systems. So if veterinary services are not efficient for domestic animal health, at the interface, it is worst: a boundary permeable to pathogens in one way or the other. In order to save a profitable economical future for the livestock sector, M.Ouedrago seems to be in favour of the control of vectors, reservoirs or pathogens in protected areas (because he sees protected areas as belonging to the same system as other areas); however including an ecological monitoring of the impact of control measures on wildlife populations. Like most of the previous contributors, he thinks that animal health professionals stay in one side or the other of the interface without looking at the interface itself. To change this, scientists and technicians have the responsibility to communicate to politicians (and I add to the public). Finally, Moumouni Ouedrago ends by saying that when considering the sanitary risk, boundary does not exist neither between conservation and livestock systems, nor between countries and therefore a “complete diagnostic” is always necessary for efficient management. To react, I would like to add that if we start controlling for diseases inside protected areas (for the benefit of the livestock sector), we would have to stop sometimes and somewhere. To be integrated to international markets, control measures needed in Africa seem infinite. In the South African region, international meat export has been possible by setting up a physical boundary between wildlife and livestock. Le modérateur, Alexandre Caron -------------------------------------------------------------------------------------------- J'articule ma contribution sur le risque sanitaire, les enjeux économiques et l'harmonisation des stratégies sanitaires et de conservation. Ayant pris connaissance du diagnostic sanitaire global, la faune sauvage constitue le réservoir de nombreux parasites (si j'ai bien saisi). De nombreux spécialistes l'ont affirmé dans les dernières contributions (M. Lamine Dia, J. Bouyer). Je ne suis pas du tout spécialiste de la question sanitaire, mais je perçois le milieu protégé et le milieu domestique comme appartenant à un même système. Ceci d'autant que la mobilité humaine et animale ainsi que les contacts directs entre faune sauvage et animaux domestiques sont quasi-permanentes et même inévitable dans certaines zones protégées. Nonobstant le fait que certaines maladies ont connu un recul considérable en milieu domestique, je crois qu'il faut reconnaître que la situation sanitaire de l'élevage pastoral et sédentaire est encore peu maîtrisée (pour l'Afrique de l'Ouest que je connais le mieux): - l'instabilité socio-politique rend très difficile le contrôle des maladies humaines et animales ; - l'insuffisance de la couverture sanitaire voire nulle dans certaines régions a été judicieusement rappelée par le modérateur dans son texte introductif ; - la privatisation des soins sanitaires dans beaucoup de pays n'est pas assez suivie de mesures d'accompagnement efficaces concernant le contrôle des médicaments dans un contexte régional où l'harmonisation des politiques sanitaires restent un objectif à atteindre. S'il est vrai que la faune sauvage constitue un réservoir de maladies, je pense que la prises de conscience de la faiblesse des capacités sanitaires dans l'élevage domestique est un préalable. En parlant des systèmes pastoraux, le modérateur s'est posé cette question : « les systèmes pastoraux resteront-ils des zones sanitairement sales où les intégrera t-on dans les marchés globaux (…). Toute l'attention me semble déplacée sur la faune sauvage comme réservoir alors que l'équation est plus complexe. Dans un contexte de non maîtrise sanitaire en milieu domestique, la lisière reste une frange d'échange de germes et de maladies dans un sens comme dans l'autre. Il faut donc penser le problème dans toute sa géométrie et dans toute sa complexité. Cette réalité nous interpelle à approfondir le diagnostic du mal. Le constat surprenant du Dr. Lamine Dia sur « les chacals bourrés d'Ehinoccocus » est sans doute une belle découverte. La conclusion me semble cependant rapide et devrait être soutenue par une étude plus approfondie. En lisant les premières contributions suite au lancement du thème 2 centré sur le risque sanitaire, on se rend très vite compte que dans la problématique sanitaire, le pôle économique de la conservation constitue encore un intérêt central. Enjeu économique vis - à – vis des marchés internationaux, enjeux économique au niveau local. Si on admet que les zones protégées sont en même temps des réserves de maladies, alors il faut justifier l'intervention sanitaire. Quel est l'effet écologique de l'éradication ou de la diminution des populations de glossines ou de tout autre parasite pour la faune sauvage dans une zone protégée. Y a t-il un impact économique quantifiable en terme de production ou de reproduction animale. Pour reprendre la question de M. Jérémy Bouyer, devrait-on conserver les glossines qui induisent des effets positifs en matière de conservation ? Tout en mesurant les risques écologiques d'une perturbation de l'équilibre en zone de conservation, je pense que nous ne devons pas être fiers de ces espaces bourrés de glossines et autres manifestations parasitaires. Nonobstant les conséquences sur la santé humaine et animale, les produits animaux africains resteront pour longtemps encore mis à l'écart du marché international. Si on ajoute à cela le fait que les marchés africains sont envahis de produits animaux congelés l'avenir économique dans ce domaine se dégage assez aisément. Loin de contempler les zones de conservation ou protégées comme des lieux de culte, nous devons les gérer en tenant compte de la complexité du système écologique, de la survie économique du sud et de celle des populations. Par ailleurs, les efforts et les approches restent cloisonnés entre ceux qui prétendent conserver et ceux qui prétendent produire de la viande et du lait domestique en quantité. Ce fait ne semble pas simplifier notre tâche. En effet tandis que R. Ziebe note au Cameroun que les vétérinaires s'impliquent peu ou pas assez dans les contrôles sanitaires au sein des projets d'élevage riverains, Jérémy Bouyer déplore le manque d'équipes travaillant à la fois sur la faune et le bétail ainsi que l'absence d'interlocuteurs. Est-ce un problème de formation, de manque de moyens financiers ou simplement un état d'esprit des spécialistes ? Un effort d'intégration des programmes doublé d'une reconversion des sensibilités serait un atout. Cette démarche me semble t-il permettra de poser des diagnostic complets qui tiennent compte des deux composantes (aires protégées/milieu domestique) dans leur particularité en vue d'améliorer la situation sanitaire à tous les niveaux. En Afrique de l'Ouest, de nombreuses aires protégées couvrent deux ou trois états différents ou occupent une position frontalière. C'est le cas du parc « W », du parc de Nazinga ou encore du GEPRENAF à la frontière Burkina Faso/Côte d'Ivoire. Comme les hommes, les animaux qu'ils soient domestiques ou sauvages ne connaissent pas les frontières, du moins en Afrique de l'Ouest. Si l'Afrique veut un jour conquérir des marchés internationaux, je crois qu'un effort d'harmonisation des politiques sanitaires et de conservation est nécessaire. Il est vrai que les décisions politiques sont du ressort du politique, mais nous devons, nous techniciens et spécialistes, jouer notre part de responsabilité. Je pense qu'à ce niveau les débats gagneront à s'amplifier dans l'espoir d'attirer l'attention des bailleurs et des différentes administrations sur le rôle de chaque partenaire dans les enjeux conservation /santé des populations et des animaux. Un grand merci à tous, bien cordialement, M. OUEDRAOGO Projet de Valorisation Scientifique du Ranch de Gibier de Nazinga ===================================================================================== 16- Contribution de Sophie Thevenon - 19/11/2004 Sophie Thevenon nous donne quelques informations supplémentaires sur les systèmes de croisement et sélection pour produire des individus à la fois bon producteur et résistant aux trypanosomoses à l’interface, avec un exemple intéressant de gestion de l’interface « sous la seringue ». Dans ce cas, encore une fois, c’est le secteur de l’élevage qui est géré pour survivre au contact de la faune (pour l’accès aux ressources) et non l’inverse. Le modérateur, Alexandre Caron Sophie Thevenon gives us some details about cross breeding and selection to system to obtain cattle with a good production potential and resistant to trypanosomiasis. She adds an interesting example of pastoralists who heavily use drugs on their cattle in order to use grazing spot inside protected areas infested with tsetse flies. In this case, once again, the livestock is managed in order to survive in a protected environment and to have access to natural resources and not the opposite. Le modérateur, Alexandre Caron ------------------------------------------------------------------------------ Bonjour, En réponse à Mr Djenontin Jonas En effet, on rencontre également au sud du Burkina des métis taurins (tolérants aux trypanosomoses) X zébus (sensibles aux trypanosomoses), que les éleveurs élèvent pour essayer d'allier tolérance aux trypanosomoses et augmentation du gabarit. Cependant, l'animal idéal alliant trypanotolérance et productivité n'existe pas encore car les croisements sont pratiqués de façon anarchique par les éleveurs, sans critères de sélection objectifs qui puissent aboutir à un progrès génétique réel. D'autre part, il existe peut-être des trade-offs entre trypanotolérance et production laitière ou autre. Des équipes de recherche travaille sur le sujet : identifier des marqueurs génétiques associés à la trypanotolérance et pouvoir assister ainsi les programmes de sélection ou de croisement. En outre, certains éleveurs sont réticents à élever des animaux qui s'éloignent du phénotype zébu : on ne peut pas faire élever à des peuls des taurins. Dans ce cas, on rencontre chez nous des éleveurs peuls qui arrivent à faire survivre des animaux "sous la seringue" en utilisant massivement les trypanocides et trypanopréventifs, et qui continuent à faire paître leurs animaux dans les forêts classées, moyennant un petit arrangement avec les forestiers... Bonne journée, Sophie Thevenon ===================================================================================== 17- Contribution de Djenontin Jonas (2) - 19/11/2004 Voici une réponse de Jonas Djenontin à la contribution de ce matin de Moumouni Ouedrago. Le message est clair : on travaille d’un côté ou de l’autre de l’interface faune / bétail, mais sur jamais sur l’interface elle-même. Or si les 2 systèmes sont indissociables, pourquoi les projets et programmes ne prennent pas cette réalité en compte. Alors sommes-nous trop fermés pour étudier plus que ce que l’on a appris ou le problème vient des projets et programmes qui nous empêchent de travailler sur l’interface pour des raisons politiques, économiques ou sociales ? Le modérateur, Alexandre Caron Here is a contribution from Jonas Djenontin, answering Moumouni Ouedrago. The message is clear: scientists and technicians work on one side or another of the wildlife / livestock interface but they never include the interface itself. However if we agree that both systems are fully integrated, why projects and programmes do not take this reality for granted. So is it because we tend to study the things we have learnt and nothing else or because projects and programmes do not allow us to work on the interface due to political, economical or social factors? Le modérateur, Alexandre Caron ------------------------------------------------------------------ Bonjour Chers collègues. Je voudrais verser un peu d'eau au moulin de M.Ouédraogo. Je crois comprendre qu'il est évident que les systèmes de conservation (les aires protégées) et les systèmes d'élevage soient indissociables. Mais je constate que les structures de gestion sont différentes et opèrent dans un cloisonnement légendaire. Devant les implications que cette situation génère,l'on doit s'inquiéter des volontés réelles de nos gouvernants et de l'implication réelle des scientifiques et autres techniciens dans l'élaboration des projets et programmes en cours. A quand les réformes dans ce sens. Sans vouloir polémiquer sur la question,je pense que dans chaque camp (aires protégées ou systèmes d'élevage) l'on est près à sacrifier l'autre pour comme dirait l'autre pour mieux vivre. Djenontin ===================================================================================== 18- Contribution de Kathy Alexander (3) - 19/11/2004 Kathy Alexander est en accord avec Jonas Djenontin. En effet la nécessité de connaître les systèmes multi hôtes dans les cycles épidémiologiques impose de dépasser l’approche hôte-pathogène (au singulier) pour une vision plus globale : Ebola, la tuberculose bovine et humaine, la fièvre aphteuse ne contrediront pas ses dires. La modélisation et la détermination de valeur telles que le taux de reproduction R0 (ou T1 selon les modèles, Roberts and Heesterbeek, 2003) sont des outils en développement pour comprendre les dynamiques complexes dont on a parlé jusqu’ici, intégrant des notions d’épidémiologie et d’écologie. Les « vieilles » écoles de pensées commencent à être remplacées par des approches plus holistiques. Finalement, la tendance est à la pluridisciplinarité qu’elle soit au sein d’une équipe ou au sein d’une même personne. Même si effectivement les projets ne prennent pas en compte l’interface, une excuse peut être que cette problématique est extrêmement complexe ne pouvant être étudiée qu’avec des outils nécessitant un niveau technique important, des personnes qualifiées dans divers domaines et des fonds par conséquent aussi importants. Le modérateur, Alexandre Caron Kathy Alexander comments on Jonas Djenontin contribution. Finally, I think the trend is towards multidisciplinary teams or persons. Projects willing to work at the wildlife / livestock interface need to tackle complex issues necessitating high-tech tools (modelling, SIG…), high skill individuals (able to understand and adapt in teams gathering experts from various fields) and finances able to sustain the functioning of such a study machine. This can be an excuse to be afraid of considering the interface in projects and programmes. Le modérateur, Alexandre Caron ------------------------------------------------------------------------ Dear Alexandre: Mr. Jonas Djenontin comments are very pertinent. In this regard we are talking about multihost pathogen systems. This area of epidemiological study is now of primary interest particularly with emerging or re-emerging multihost pathogens such as Ebola, tuberculosis and Foot and Mouth (e.g. Britain ). We are beginning to recognize the importance and devastating impact of multihost pathogens and the need to better understand the related epidemiological phenomena of invasion, persistence, and most importantly the basic reproductive number (Ro) as an essential component of infection dynamics for wildlife and domestic animal hosts. As I mentioned before, wildlife disease and wildlife hosts were of limited importance other than reservoir host surveillance dominated by the serosurveillance studies. We are now seeing the need to define the ecology of the pathogen in multi host communities of both domestic and wildlife species. While disease control strategy and finance are directed to protect domestic animals primarily, I believe epidemiological investigations are evolving and old schools of thought will be replaced with the holistic approach and acceptance of the concept of the parasite host ecological continuum and the implications to study design. Kathy Alexander CARACAL Centre for Conservation of African Resources: Animals, Communities and Land Use PB K60 Kasane , Botswana Website: www.caracal.info ===================================================================================== 19- Contribution de Philippe Rey-herme - 22/11/2004 Bonjour, Le risque sanitaire à l’interface pour les carnivores est une autre déclinaison de l’interface faune / animaux domestiques. En effet, les carnivores domestiques ne constituent pas un enjeu économique majeur. L’exemple cité ci-dessous nous propose une approche intéressante avec l’utilisation d’une maladie «clef » ayant des répercutions sur la santé humaine pour permettre la gestion du risque à l’interface. L’approche écologique nous suggère de réduire au maximum notre intervention dans les écosystèmes conservés et de concentrer notre gestion du risque sanitaire à l’interface. Le modérateur, Alexandre Caron Dear participants, The sanitary risk at the wildlife / domestic animals interface has to be managed differently because domestic carnivores do not represent an important economic value. The following example, proposed by Philippe Rey-herme who worked on this issue in the W National Park in West Africa, offers to focus the attention of the political or public opinion on a “key” disease threatening human health (such as rabies) in order to be able to control for other carnivores’ diseases. You can find some information on the IUCN carnivore specialist group web site and read the Canids: Foxes, Wolves, Jackals, and Dogs Status Survey and Conservation Action Plan 2004 available on-line: http://canids.org http://canids.org/cap/CANID7.pdf Philippe opinion is that, from the conservation or ecological point of view, one cannot control vectors, pathogens or reservoirs in protected ecosystems because they are belonging to what we aim at protecting. If anyone is interested, you can ask Philippe for is veterinarian thesis report. Le modérateur, Alexandre Caron ------------------------------------------------------------------------------------- Chers collègues, J'ai eu l'occasion lors de ma thèse de doctorat vétérinaire de travailler sur les viroses des carnivores dans la périphérie de la Réserve de Biosphère transfrontalière du W du fleuve Niger avec le projet ECOPAS-parc du W. J'ai mis en oeuvre sur le terrain un protocole proposé par le Dr. Jean HARS suite à sa mission pour le projet ECOPAS. L'objectif était de réaliser un état des lieux des principales viroses des carnivores sur la zone (Rage, Maladie de Carré, Parvoviroses canine et féline, Syndrome d'immunodéficience féline (FIV) et leucose féline (FeLV)). L'étude a montré : - des séroprévalences élevées (supérieure à 50 %) dans l'ensemble de la périphérie pour le virus de la maladie de carré et le parvovirus canin, - des séroprévalences modérées pour le parvovirus féline et le FeLV (de l'ordre de 15 à 20 %), - une séroprévalence nulle ou faible (inférieure à 5%) du FIV, - une mortalité attribuée à la rage assez importante (de l'ordre de 5 à 10 % mortalités par maladie) Cette forte circulation virale est rendue possible par les densités élevées de carnivores domestiques dans la périphérie du parc. Ces populations importantes permettent l'entretien de ces agents pathogènes ; jouant le rôle de réservoir. Ces viroses constituent une menace pour la pérennité des petites de populations de carnivores sauvages qui subsistent dans la zone. En effet la rage et la maladie de Carré peuvent décimer de petites populations de lions, hyènes, lycaons ou chacals notamment, les parvoviroses peuvent entraîner une surmortalité des jeunes handicapant le renouvellement des populations, l'impact du FeLV est encore assez mal connu. Ces maladies peuvent représenter un véritable problème de conservation et doivent donc faire l'objet d'une gestion. Différents moyens de gestion sont possibles je vais en donner ici les grandes lignes et pour plus de détails je vous conseille la référence suivante disponible en ligne à l'adresse suivante : http://canids.org et notamment le chapitre dédié à la gestions des menaces infectieuses ( http://canids.org/cap/CANID7.pdf ). L'action peut (doit) se faire à plusieurs niveau : - Limiter les effectifs de carnivores domestiques à l'interface (sensibilisation des populations, réduction de la fertilité ...) - Limiter la divagation (particulièrement difficile pour les chats) - Améliorer le statut sanitaire des populations de carnivores domestiques (éducation des populations, campagnes de vaccination) - vaccination des populations de carnivores sauvages menacées d'extinction (à réserver aux situations extrême urgence) Le problème économique, déjà évoqué par plusieurs intervenants, est probablement particulièrement évident car il s'agit de carnivores domestiques dont le statut sanitaire ne fait pas partie des préoccupations principales (aussi bien au niveau local que au niveau institutionnel). Cependant l'importance de la rage pour la santé publique peut être mise en avant (je rejoint ici les propos du Dr. Jean HARS) ; ceci doit permettre d'attirer l'attention sur le problème. Une lutte efficace contre la rage constitue un premier (grand) pas pour la conservation des carnivore sauvages car : - la rage est l'une des principales menaces - une action efficace contre la rage peut avoir des retombées positives sur le statut sanitaire vis à vis des autres maladies - la lutte contre d'autres maladies peut être réalisée conjointement La gestion du risque sanitaire pour les espèces domestiques comme pour les espèces sauvages revêt une grande importance parfois encore négligée dans la gestion des aires protégées. En réaction aux contributions précédentes je souhaiterais proposer une autre vision d'une "conservation idéale". Il me semble que la "conservation idéale" serait la création de véritables sanctuaires où les actions de gestions seraient réduites au minimum. Il est bien évident que cette vision est utopique notamment compte tenu de la taille restreinte des aires protégées et des pressions auxquelles elles sont soumises. Cependant garder cet idéal en tête devrait nous permettre de mieux réfléchir aux actions de gestion. Notamment est-il raisonnable de décider d'éliminer tel vecteur ou tel pathogène (la notion de pathogène est d'ailleurs toute relative) d'une aire protégée ? Ne font-ils pas partie à part entière de l'écosystème ? Il me semble que c'est vraiment au niveau de l'interface que nous devons essayer de cibler nos actions. Cordialement Philippe Rey-herme PS : je peux envoyer par mail ma thèse à ceux qui le souhaitent Dr. Philippe Rey-herme 32 rue Pierre et Marie Curie 89400 Migennes ===================================================================================== 20- Contribution de Charles Touge - 22/11/2004 Dr. Touge aimerait savoir s’il existe des études réalisées sur les légionelloses et la faune sauvage. Avis aux amateurs. Le modérateur, Alexandre Caron Dr. Touge would like to know if the bacterium Legionella has been found in any study on wildlife. He has noticed that the bacterium has been found on a calf autopsy. Humans could be a source of infection for wildlife. Is Legionella unknown in the veterinary science? Le modérateur, Alexandre Caron ----------------------------------------------------------------------------------------------------- D'après le dico d'Euzeby la bactérie légionelle (bacille G) a été trouvée à l'autopsie d'un veau... On parle souvent de Zoonoses (de l'animal domestique ou sauvage à l'homme) mais avec le bacille de la légionelle il y a un « vide » sur les animaux sauvages...On ne signale que l'eau douce comme source de bactérie! L'homme ne serait-il pas à l'origine de contaminations animales ? Je me pose la question de savoir si les animaux sauvages sont résistants, car l'immunodépression par le stress doit exister. Avant il faudrait savoir s'ils sont « porteurs sains ». Pour le savoir il faut le chercher…? Seraient-ils résistants ? La légionelle serait-elle INCONNUE en Vétérinaire ? Charles TOUGE Vétérinaire conseil, expert international, audit, formation, Santé, Alimentation, Salubrité. S.A.S. Systèmes AlimentaireS. Expert judiciaire près la Cour d'Appel de Nîmes Membre de la Chambre Syndicale des Formateurs Consultants ===================================================================================== 21- Contribution de Neo Mapitse (en) - 22/11/2004 Cher tous, Neo Mapitse, représentant du ministère de l’agriculture du Botswana souligne dans cette intervention que ce sont souvent les projets et leurs modes de financement eux-mêmes qui négligent l’étude de l’interface faune / bétail. En effet ces derniers fonctionnent sur des lignes budgétaires allouées soit à la conservation, soit à l’agriculture, mais trop rarement à l’interface qui les lie. Même si de plus en plus des projets dits de conservation et développement intégrés se mettent en place, peu d’entre eux se focalisent sur l’étude du risque sanitaire. J’ajouterais que souvent les vétérinaires ont le monopole des projets liés à l’élevage alors que des biologistes ont la main mise sur les projets d’étude des maladies de la faune (il y a bien sur des exceptions). Les approches des problèmes communs sont donc complètement différentes et on commence à se rendre compte qu’elles sont complémentaires : on revient à la nécessité d’équipes pluridisciplinaires. Le modérateur, Alexandre Caron Dear all, Neo Mapitse, a representative of the Botswana Ministry of agriculture raises an interesting point. We can see more and more conservation and development projects but few of them address the sanitary risk. Until recently, domestic diseases were mainly studied by veterinarians with the veterinarian approach when wildlife diseases were the monopole of biologists applying the ecological approach. Now, we are realising that both approaches are complementary. And this is the reason why more and more teams are combining veterinarian and ecological experts. Le modérateur, Alexandre Caron --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Bonjour à tous, I will like to zero on contributions from Jonas Djenontin and K. Alexander with respect to working on one of the two sides of this interface. I do agree to the observations and proposed solutions made. May I say from my own crude analysis that sometimes it is the project proponents and the financiers/donors who shape what goes and what should not. Research proposals are sometimes submitted for funding targeting the financiers/donors possible interests and not necessarily the interests of the interface. For example the wildlife interface may benefit more from the pro-conservation organizations and livestock may be from pro-poor (poverty) organizations etc. In the organizations that will request for a multi disciplinary approach, there may still be more emphasis on one aspect. So the key objective of such projects (mainly trying to shape/influence policy) and donor funding power will remain significant determining factors to the type of activities within this livestock / wildlife interface. Neo J. MAPITSE BVMS MSc (WAH) MRCVS Ministry of Agriculture Department of Animal Health and Production P/Bag 0032 Gaborone , Botswana ===================================================================================== 22- Contribution de Ferran Jori - 22/11/2004 Cher tous, Ferran Jori nous invite à aborder la notion de mouvement inhérente aux systèmes d’élevage et de la faune. Les phénomènes de globalisation et de diversification des apports en protéines sont les challenges d’aujourd’hui. Le risque sanitaire doit être pris en compte dans ces nouvelles initiatives et tendances. Il pourrait dans le cas contraire ruiner les espoirs naissants de projets vitaux pour la cohabitation de la faune et du bétail dans les années à venir. Le modérateur, Alexandre Caron Dear all, Ferran Jori introduces with this contribution the movement issue inherent to livestock and conservation systems. Today, globalisation and initiatives to diversify protein sources will increase the wildlife / livestock interface and create new zones at risk. He cites Ebola and bush meat trade and SARS and civets’ intensive farming. If you add the West Nile virus in the United States which strain seems to come from Israel, the picture is quite scary. New wild species farming like rodents species (grass cutter) could be very interesting to look at as rodents are reservoir for many diseases, including zoonosis. Therefore, it seems that a sanitary risk assessment should be included in such projects, but once again, too often, it does not seem to be considered as it should be. Le modérateur, Alexandre Caron --------------------------------------------------------------------------------------- Je voudras ici aborder des sujets qui figurent dans les axes de discussion 2 et 3, et qui concernent la notion de mouvement et le risque associé à l'apparition des nouvelles interfaces homme /faune ou faune/bétail, au delà de l'interface faune/bétail dans les zones pastorales. Dans le nouveau contexte mondial, la galopante croissance démographique, le besoin urgent de développer des systèmes de production animale (à travers des élevages conventionnels ou élevages de faune) pour lutter contre le manque de protéines et la multiplication et globalisation des échanges commerciaux et de personnes, vont certainement faciliter l'apparition de nouvelles zones d'interface homme /bétail/ faune. Cette notion de mouvement, abordée dans l'Axe 2, liée au commerce ou mouvement d'animaux sauvages et /ou de leurs produits en dehors de leurs écosystèmes naturels, se traduit donc par une augmentation du risque d'apparition de nouvelles maladies ou la résurgence de certaines maladies d'importance sanitaire ou économique. La commerce informel de viande de brousse en provenance des zones forestières vers les villes des pays en voie de développement (mais aussi parfois vers les pays occidentaux), s'est déjà confirmé comme une forme d'interface qui peut se traduire par l'apparition de zoonoses redoutables comme les éclats de Ebola en Afrique Centrale ou le probable lien entre l'apparition du SARS et le commerce et maintient de civettes palmistes en captivité en Chine. Dans ce cas, le contrôle sanitaire et la gestion du risque se font extrêmement difficiles, surtout lorsqu'il s'agit d'un commerce informel, qui se fait souvent dans la clandestinité. Par ailleurs, des initiatives de production animale sauvage voient le jour dans les différents continents soit pour la production de protéines alternatives à la viande de brousse, soit pour approvisionner le commerce international (Chardonnet, et al., 2002). Si bien la production d'animaux sauvages à l'échelle familiale suscite beaucoup d'intérêt et apparaît comme une alternative intéressante à plus d'un titre (voir les nombreuses interventions sur l'aulacode de la conférence précédente), il n'en est pas moins que la pathologie d'un grand nombre de ces espèces est souvent encore très peu étudiée et que sa diffusion représente l'apparition d'une nouvelle interface dans laquelle par exemple les rongeurs en voie de domestication peuvent faciliter la circulation d'agents infectieux entre les rongeurs sauvages et l'homme, et d'autres animaux domestiques, et l'apparition de maladies nouvelles ou inattendues. Dans ce sens, les dynamiques concernant le développement de nouvelles formes de gestion de la faune telles que l'élevage de l'aulacode en Afrique par exemple, devraient prendre d'avantage en compte des mesures d'accompagnement sur les aspects vétérinaires, souvent oubliées, afin de mieux appréhender et surveiller les risques sanitaires de leur développement et de leur diffusion. Ferran Jori CIRAD-emvt Référence: Chardonnet Ph., B. des Clers, J. Fischer, R. Gerhold, F. Jori & F. Lamarque, 2002. The value of wildlife. "Revue scientifique et technique de l'Office international des Epizooties", 21 (1), 15-51. ===================================================================================== 23- Contribution de Richard Kock - 22/11/2004 Chers collègues, Richard Kock nous envoie une contribution stimulante. L’interface faune / bétail rassemble un ensemble de conditions et d’état très différents d’un endroit à un autre. Les données que nous avons sur les maladies à l’interface concernent quelques maladies « prioritaires » et sont encore lacunaires ; ces connaissances ne nous permettent pas d’avoir une vue d’ensemble satisfaisante. Qui plus est, l’interface s’étend, il est vrai, mais les populations sauvages diminuent de façon importante et donc le risque de transmission diminue avec cette tendance (même s’il augmente la probabilité d’extinction des populations sauvages). Donc quelle est vraiment la tendance ? Quant au risque économique, si l’on prend l’exemple de la tuberculose bovine, elle est omniprésente sur tout le continent africain mais ses effets ne se font sentir que rarement sur les populations. Enfin même si l’on identifie un risque sanitaire, le problème réside dans la façon d’obtenir des fonds et la façon de les utiliser. Ainsi pour Richard Kock se débat doit se focaliser sur une liste de 5 ou 6 maladies prioritaires dans des zones clefs à partir desquelles on puisse proposer aux décideurs une approche cohérente : si les même maladies chez les même hôtes dans des contextes différents ne produisent pas les même impacts sanitaires, c’est que la solution se trouve à une autre échelle et peut être comme il est proposé ici au niveau de la gestion des paysages / écosystèmes, des pratiques d’élevage et des cultures et modes de vie. Finalement, les décisions viendront des sphères politiques et publiques et c’est à nous scientifiques et techniciens que revient la responsabilité de provoquer les bonnes actions et les bons financements (et surtout en ces temps de grande médiatisation du risque sanitaire). Pour cela, le diagnostique doit être fin et raisonné (économiquement en partie) pour permettre une gestion locale des problèmes efficaces. On peut crier au feu, mais il faut aussi savoir l’éteindre. Richard Kock nous propose un communiqué en provenance de Bangkok où se tient une conférence IUCN ; ce communiqué n’aurait pu être mieux a propo : http://www.teamindia.net/news/index.php?action=fullnews&id=38537 Le modérateur, Alexandre Caron Dear all, Please find in this email a relevant intervention from Richard Kock. He proposes after this first week of debate to focus on some key diseases in order to discuss specific issues and build applied approaches. To get adequate funding, we will need to understand epidemiological dynamics and propose concrete solutions. I hope this contribution will call for more. You will find on the following link a communiqué from the IUCN Bangkok meeting which could not be more a propo: http://www.teamindia.net/news/index.php?action=fullnews&id=38537 Le modérateur, Alexandre Caron ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Dear Alex, I have read through the contributions and if you can add my comments at this stage of the teleconference, for what they are worth, I would be grateful. Definition of the sanitary risk at the interface The wildlife - livestock - human interface will clearly mean different things to different people and the priorities and concerns will vary according to the landscape. It is also very complicated as the host range for many pathogens can be vast. In this sense generalisations are not very helpful. So what are we all meant to be talking about? What are the real health risks In much of the world there is very poor data on human health risks with zoonoses so it is not surprising there is an even worse situation of a lack of knowledge with diseases at the domestic animal - wildlife interface. We know something about a few key diseases but even with these there are significant gaps in knowledge especially on the epidemiology. It is also perhaps true that the interface has intensified but its scope is probably declining as wildlife populations are fragmented and habitats managed so what is the true picture is it getting better or worse? Economic risk of disease at the interface There is little accurate data in most countries on the economic impact of disease and cost benefit of disease control with any species or population human, domestic or otherwise so why suddenly worry about the risks at the interface in this respect? Much of the dogma surrounding disease control is based on evolution of strategies based on many non-disease factors such as trade and blind faith in man's ability to do all things without scientific rational very often. There are many assumptions and guess estimates for different diseases - these are the facts. We have some statistics on HIV and smoking both of which we know have an impact and are still on the increase in many parts of e.g. Africa but the main problem has been bringing finance to produce practical benefits - having money and spending it well are different things.....So even if we see a potential interface problem how do we make the investments work to reduce the impact? What do we want out of this discussion? So to use the famous Thomsonspeak : "so we have diseases at the interface, so what?...." To make real progress in this debate we need to focus on key areas and needs. A list of perhaps 6 diseases could be compiled based on Mark's OIE list, to convince funding agencies and institutions interested in health and wildlife and livestock of the need to increase support and effort in this field - and specifically where. We should attempt a crude risk analysis based on the implications of not doing anything BUT I am afraid if we make rash statements; e.g. about Tuberculosis suggesting there is a pending catastrophe, .. we are not being objective. TB in wildlife and livestock has been on the continent quite a few centuries and in some parts it is causing problems and in others very little apparent disease at the interface. We even do not know the rate of BTB in humans in Africa so how important is animal TB really in the current context? The HIV-TB link is clear enough but this is apparently mainly due to MTB but there are others better qualifed to comment on this but it at least illustrates my point if only through ignorance..? A major question to my mind is why are there differences in incidence and apparent impact with these interface diseases in different parts of the globe and what are the implications of different landscape management, human and animal management in this respect - given geographical and climate variation. Once we understand the truth about the risks at this interface in different systems we can make better decisions on management and more locally relevant. In the wildlife - livestock - human interface I feel a little like the Victorian physician trying to correlate bad air with cholera in London whilst splashing daily in sewage on the streets - we know of the existence of problems but little about how they connect...... once we do we can act. Politics and money are the final arbiter in all this and we have a window of opportunity to bring issues to the table thanks to recent media reports and experiences that have highlighted the interface and stirred the health community. For this I commend the organisers of this teleconference and thanks to Alexandre Caron for mediating this session But we must be careful not to overstate our case and after raising awareness we need to (on a local level) tackle any issue (if it exists) in a holistic multidisciplinary manner and accept the consensus, whatever our personal interests. I hope this stimulates some thought and comment and if we begin to focus on some issues I will be happy to contribute further. You will find on the following link a communiqué from the IUCN Bangkok meeting which could not be more a propo : http://www.teamindia.net/news/index.php?action=fullnews&id=38537 Hope you are enjoying the challenge. All the best. Richard Technical Assistant Epidemiology Unit (Wildlife specialist) Pan African Programme for the control of Epizootic Disease (PACE) African Union (AU) Inter African Bureau for Animal Resources (IBAR) P.O.Box 30786 Nairobi ===================================================================================== 24- Contribution de Didier Orange - 22/11/2004 Une courte contribution qui souligne l’intérêt de l’opinion publique pour certaines maladies à risque qui ont marqué les médias ces dernières années. Pour plus d’information sur ces maladies émergentes, le site de l’OIE entre autre fournit des états sanitaires et des fiches d’information ; en 2004, un communiqué de presse a été mis en ligne concernant ces maladies émergentes : http://www.oie.int/fr/press/fr_040308.htm Le modérateur, Alexandre Caron Didier Orange, expert in hydrology, testifies about the impact in the public opinion of the SRAS epidemic in Asia this past year. To find more emerging diseases, fact sheets and sanitary reports can be find on the OIE website; in February 2004, a press release on emerging diseases and wildlife has been release: http://www.oie.int/fr/press/fr_040308.htm Le modérateur, Alexandre Caron --------------------------------------------------------------------------------- Bonjour, Je n'ose pas répondre a tous car je suis de très loin en dehors de ma science. Et je risque donc fort de dire des banalités, ou en tout cas de parler sans contrôle d'objectivité. Mais je voulais juste vous faire part de mon expérience asiatique. Je suis au Vietnam depuis 2 ans et nous avons été très marqué par l'épidémie du SRAS, juste pour dire que ce sujet concerne hautement certains "pays du Sud". Bien cordialement didier Orange, IRD, Hydrologue au Vietnam ===================================================================================== 25- Contribution de Hamadé Kagoné - 23/11/2004 Chers collègues, Hamadé Kagoné prend au bond les remarques de Richard Kock. Dans le complexe d’aires protégées à l’intersection du Burkina, du Bénin et du Niger, le suivi épidémiologique n’a pas montré de transmission majeure de maladies à l’interface faune / bétail. Alors le risque semble être absent dans certaines zones ? J’aimerais demander au Dr. Kagoné qu’elles ont été les recherches effectuées (enquêtes auprès des éleveurs, sérologie ?). Cela nous donnerait une bonne indication des maladies à l’interface qui intéressent les éleveurs (si des enquêtes ont été réalisées) et des maladies qui sont cherchées et diagnostiquées : nous aurions alors une liste de maladies à partir desquelles nous pourrions discuter. Cette contribution nous apprend aussi que mise à part cette surveillance active réalisée, il n’existe pas de structure ni de personnel capable de gérer une épidémie potentielle. Le système d’épidémiosurveillance n’est pas en place. Le modérateur, Alexandre Caron Dear Colleagues, Hamadé Kagoné gives us an insight in the sanitary situation in the W complex (gathering a network of protected areas between Benin, Burkina and Niger). He explains the various factors in land tenure and use leading to pressure on pastoralists who do not have any choice but going inside protected areas. Therefore, yes, the interface between wildlife and livestock is growing. However, a recent epidemiosurveillance study did not show any major disease threat at the interface except trypanosomiasis and parasites (it seems that the surveillance has been done mainly on livestock). This result would be interesting to look at if we knew what kind of active surveillance: interviews with pastoralists? Serosurveillance? Which tests for which diseases? This would be a starting point for a disease list proposed from the field. Dr. Kagoné tells us also that despite this active surveillance, there is no multidisciplinary team (no veterinarians in wildlife management) and no structure or network ready to tackle any potential epidemic. Le modérateur, Alexandre Caron -------------------------------------------------------------------------------- Bonjour à tous, Tout d'abord, je tiens à féliciter les initiateurs et les modérateurs de la deuxième conférence électronique de la plateforme francophone de l'initiative LEAD sur le thème « Cohabitation ou compétition entre la faune sauvage et les éleveurs…Où en est on aujourd'hui ? Faut-il changer d'approche ? ». Il s'agit là d'une opportunité pour tous ceux, chercheurs, conservateurs et politiques, qui travaillent sur les interactions élevage-environnement d'échanger leurs expériences. Ce thème est pertinent et d'actualité en Afrique sub-saharienne, au regard du regain d'intérêt que les gouvernements nationaux et les partenaires techniques et financiers accordent au secteur de l'élevage depuis quelques années. Je me réfère à l'Initiative Elevage, Pauvreté, Croissance (IEPC) dont un document national est en cours d'élaboration dans certains pays (Burkina Faso, Guinée-Conakry, Sénégal) avec l'appui du Centre d'investissement de la FAO et de la Banque Mondiale, et au document intitulé « L'élevage d'ici 2020 : La prochaine révolution alimentaire. Vision 2020 pour l'alimentation, l'agriculture et l'environnement ». Ces documents montrent combien l'élevage est à même de contribuer à la réduction de la pauvreté, à la sécurité alimentaire et à la croissance de l'économie des pays sub-sahariens, mais aussi de la nécessité de prendre en compte les problèmes environnementaux des systèmes d'élevage. Dans les lignes qui suivent, je voudrais partager avec vous quelques-unes des conclusions auxquelles est parvenu un groupe de chercheurs ayant travaillé sur la transhumance dans la zone d'influence du parc régional W, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Parc W (ECOPAS). Les recherches, qui ont été conduites de 2001 à 2003, ont montré que les aires protégées (parc régional W, parc d'Arly, Otti-Mandori) constituent les principales zones d'accueil du bétail transhumant en provenance du Bénin, des régions de Dossi et de Tillabéri (Niger) ainsi que des régions du Sahel et de l'Est (Burkina Faso). La pression pastorale exercée sur lesdites aires protégées est confirmée par les résultats de 3 recensements aériens. Ainsi, un recensement commandité par l'UICN en avril 1994 avait permis de dénombrer 30 000 à 50 000 têtes de bétail pâturant illégalement dans le Parc. En 2002 et 2003, d'autres recensements aériens ont permis de dénombrer respectivement 23 840 bovins et 1 254 ovins dans le parc W (ECOPAS, 2002), et 1 171 troupeaux totalisant 101 309 bovins dans le complexe WAPOK (Parcs du W, Arly, Pendjari, Oti-Mandouri et Kéran) et sa périphérie proche (Bouché et al ., 2003), malgré le renforcement de la surveillance. Les principales causes de la présence des troupeaux dans les aires protégées sont en rapport avec la pression foncière et la faible productivité des pâturages dans les terroirs d'attache des transhumants d'une part, l'abondance des ressources pastorales (eau, pâturages) dans les réserves d'autre part. En outre, ces aires protégées constituent pour les éleveurs des espaces de liberté, accessibles gratuitement ou moyennant un « droit de pacage » comme l'a montré Riegel (2002). Ils évitent ainsi les conflits, de plus en plus meurtiers, avec les agriculteurs pour cause de dégâts de cultures ou de récoltes résultant de la forte progression du front agricole (coton et vivriers), de la réduction drastique de l'espace pastoral et de la séquestration des aires de pâturage par les champs. Mon propos vise à montrer, à la suite de la contribution de M. Ouédraogo, que les aires protégées font partie intégrante du système d'élevage transhumant, en ce sens que ces réserves sont incluses dans le territoire pastoral des troupeaux. Il y a donc un contact inévitable entre le bétail et les animaux sauvages, principalement au niveau des points d'eau en saison sèche, mais aussi dans les aires de pâturage. Ce contact, de l'avis de la plupart des acteurs interrogés, peut être à l'origine de la transmission de maladies. Toutefois, au Bénin où un programme surveillance épidémiologique est en cours, aucun cas de transmission de maladie infectieuse n'a été formellement établi dans les parcs du W et de la Pendjari. Certains transhumants signalent des cas de trypanosomiase et d'autres parasitoses contractées par les animaux dans les aires protégées, ce qui confirme l'écrit de Jérémy Bouyer. En supposant que des cas de transmission des maladies du bétail à la faune sauvage et vice-versa sont avérés, notamment en ce qui concerne les grandes épizooties, une révision du dispositif institutionnel chargé de l'aménagement et de la gestion des aires protégées est nécessaire. A titre d'exemple, les vétérinaires sont absents des équipes chargées de la gestion des parcs, en tout cas dans les pays qui partagent le parc régional W. Mieux, le Programme Parc W (ECOPAS) n'avait pas prévu d'actions en direction de l'élevage pastoral dans ses activités. C'est seulement à partir de la première réunion du Comité technique de suivi que la transhumance a été perçue comme une menace sérieuse à la conservation de la biodiversité dans le parc W. C'est ce qui a motivé les recherches sur la transhumance dans la zone d'influence du parc régional W. Le réaménagement du dispositif institutionnel devra donc s'appuyer sur l'approche systémique, ce qui suppose la mise sur pied d'une équipe pluridisciplinaire. C'est là, je crois, une des voies pour la réduction du risque sanitaire dû à l'interface faune-bétail. Dr Hamadé Kagoné ===================================================================================== 26- Contribution de Tchouaffé Norbert - 23/11/2004 Je vous transmets cette réponse de Tchouaffé Norbert qui soutient l’approche proposée par Richard Kock. Il demande que l’on essaye de dégager des indicateurs pouvant s’appliquer aux contextes locaux. Il semble donc que, sans fermer les autres débats en cours (sur la mobilité, les accès aux marchés de commercialisation etc.), on puisse se focaliser sur certaines problématiques afin de faire le point sur l’état des connaissances et proposer au moins des plans d’étude de ces maladies dans des interfaces locales et spécifiques. Pour ne proposer que quelques exemples dans le désordre: - La Fièvre Aphteuse FA : la FA semble la prochaine maladie en ligne de mire des grandes organisations internationales. En effet, pour les marchés globaux, elle représente un risque considérable (cf épidémie en Europe au début du siècle). Cependant les effets sur les élevages pastoraux semblent faibles. Pourtant récemment des vétérinaires du nord Cameroun se plaignaient d’une forme de FA à la mortalité anormalement élevée. Le buffle est connu pour être un réservoir en Afrique du Sud mais peu d’études ont permis de confronter ces résultats aux dynamiques de l’Afrique de l’Est, de l’Ouest ou du Centre. Peut-on trouver des pratiques d’utilisation des terres qui permettront de séparer les buffles du bétail définitivement. Mais tant que le buffle sera présent, le risque sera présent. - La Fièvre de la Vallée du Rift RVF : cette maladie qui sévit à l’Ouest comme à l’Est de l’Afrique est une zoonose pouvant être sévère selon les pratiques de consommation des petits ruminants (cf épidémie sur la péninsule arabique entraînant la mort de près de 200 personnes). Il semble qu’un réservoir sauvage puisse expliquer les cycles épidémiques. Quels sont ces réservoirs sauvages ? Comment gérer l’interface si ce sont des rongeurs (certains ont déjà été trouvés avec des anticorps contre le virus de la RVF)? Quels études et avec quels outils peut-on les identifier? - Viandes de brousse et Ebola (et autres syndromes hémorragiques) : en Afrique Centrale (principalement mais pas uniquement), des apports minimums en protéines ne peuvent être réalisés que par l’utilisation de protéines d’origine sauvage. Depuis quelques années, on constate que les populations de grands primates sont régulièrement balayées par des épidémies dévastatrices. Parfois, la maladie se transmet (par aérosol) à des populations humaines qui sont décimées. Encore une fois comment trouver le réservoir sauvage abritant le virus en dehors des périodes épidémiques ? Peut-on modifier les pratiques de consommation pour réduire les risques de contamination des populations humaines ? - Charbon bactéridien : cette année le Zimbabwe, la Namibie, le Botswana et l’Ouganda ont connu à peu près à la même période des épidémies de charbon chez les grands mammifères tels qu’éléphants, buffles et hippopotames. Le charbon est évidemment une maladie à risque pour le bétail et les hommes. Peut-on mettre en place un protocole de surveillance précoce afin de prévenir les épidémies en fonction de facteurs climatiques qui semblent éligibles au rang de facteurs déclencheurs? La gestion des carcasses semble aussi un point clef de la gestion des épidémies de charbon : existe-t-il des campagnes de sensibilisation portant sur ces thèmes et si oui quels sont les résultats ? Nous attendons vos réactions sur ces exemples ou d’autres tout aussi pertinents. Le modérateur, Alexandre Caron ------------------------ You will find here the contribution of Tchouaffé Norbert who agrees with Richard Kock. Following these 2 contributions, I would suggest without closing the other topics on mobility, international market access etc., to focus on some key diseases and their specific issues. Here, I suggest a few topics: - Foot and Mouth Disease FMD: FMD seems to be the next disease targeted by international organisations. The reason is FMD is threatening international markets (see the outbreak in Europe at the beginning of this century). However, impact on pastoral livestock is not tremendous and therefore a conflict would rise if donors impose a disease, low ranked in the pastoralists’ enemy list. African buffaloes is a known reservoir in South Africa but has never been studied in East, West and Central Africa. Can we change land-use practices in order to separate buffaloes from cattle? Examples exist. Moreover, recently, some North Cameroon veterinarians have complained about mortality linked to FMD in their herds. - Rift valley fever RVF: this disease is present on the Far East and West of the African continent. It can be a severe zoonosis depending on slaughtering techniques (see the outbreak in Yemen and Saudi Arabia in 2000 that killed 200 human beings). A wildlife reservoir could explain the epidemic cycles. Who are the potential wildlife reservoirs? Which studies and which tools to identify these reservoirs? How to manage an interface if small species like rodents (some have been found with RVF antibodies) harbour the virus? - Bush meat and Ebola (and other hemorrhagic syndromes): in Central Africa (mostly but not exclusively), minimum proteins consumption can only be achieved through the use of bush meat from forest, including primates. Since a few years, some teams have revealed the devastating outbreaks of Ebola in apes’ populations… and sometimes in villages with as huge effects. To understand cycles we need to identify wild reservoirs and understand the dynamics of which we only observed a few expressions. Can we also modify meat use in order to secure people health when the protein market is so developed and so informal? - Anthrax: recently in Zimbabwe, Botswana, Namibia and Uganda and at the same period, large mammals’ populations have suffered from anthrax with many deaths. Cattle and humans have not been spared. Such a correlation in outbreaks brings climatic events as a potential influencing factor. Is it studied somewhere? Is there any sensitisation campaign for the practices to dispose of infected carcasses? And if yes, with which results? We are waiting for your reaction and other relevant examples. Le modérateur, Alexandre Caron ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Dear Participants, Owing to an unforeseen difficulty I have missed this second teleconference. First of all I want to thank Mr Caron for the bilingual debate which attracted a wide audience. Actually, I certainly agree with the contribution of Mr Richard Kock which focuses on the priorities of the wildlife - livestock - human interface. Likewise the landscape, the animals the diseases are not alike. I think we have to restrict some target animals , some target diseases and some landscapes to deal with. To sum up, I think that, we have to define some standard indicators which we can adapt to others environments and countries base on their specificities, thus this can able us to tackle any issue at Local level. Warm regards, Tchouaffé Norbert, ACADER(NGO) BOX.876 Yaounde, Cameroon ===================================================================================== 27- Contribution de Richard Kock (2) - 24/11/2004 Chers collègues, richard Kock nous propose d’allonger et de préciser la liste de maladies proposées lors de la dernière contribution. La dichotomie géographique suivante est soumise à vos réactions : Ajout de la peste porcine Africaine (PPA), de la fièvre catarrhale maligne (MCF) et de la tuberculose bovine (BTB). - La PPA (en Afrique) pourrait être séparée entre une zone « est et sud » et une zone « ouest et centrale ». Des informations sur la gestion de la peste porcine africaine en Europe ? - La MCF pourrait être répartie entre la zone à risque de l’Afrique de l’est et celle de l’Afrique du sud et l’association avec les populations de gnous (le rôle potentiel des moutons pourraient nous faire prendre en compte un grand nombre de zone à travers le monde avec en particulier le cas du cerf du Père David en Asie, une espèce en voie d’extinction et le risque lié à la présence des populations de moutons ?). - Le cas de la tuberculose se différencie entre des zones complètement contrôlées, d’autres partiellement contrôlées (Afrique du Sud, Royaume-Uni et Nouvelle Zélande) et des zones où l’on trouve une intégration totale entre faune et bétail ; la situation des cervidés en Amérique du Nord ; et peut être aussi une différenciation entre zones climatiques arides et humides. - La FA entre zones contrôlées et des zones plus ouvertes et donc moins contrôlées. - La RVF est peut être une anomalie ici puisqu’il semble que le climat est la clef pour déterminer les zones endémiques et les épidémies. Je ne vois pas comment l’interface faune / bétail peut jouer un rôle dans la multiplication virale pendant les épidémies. Les vecteurs sont les facteurs les plus importants pour la compréhension de cette maladie. - Le charbon est intéressant puisqu’il semble qu’il y ait une connexion à l’interface et le rôle de la faune comme disséminateur de la bactérie à travers un mécanisme multi-hôtes (vautours etc.) mérite un débat. - La viande de brousse et les zoonoses sont aussi importantes et couvrent un grand nombre de problématiques en partant des parasites internes comme le Taenia jusqu’à Ebola. Encore une fois, nous pourrions diviser cette section entre les zones humides (forets) et les systèmes arides (par exemple les savanes) à travers le monde. Je pense qu